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Un Colombien chez les Ch’tis

Un Colombien, en service civique au campus de Wagnonville, vit une expérience unique de découverte des pratiques agroécologiques et de la vie de l’établissement agricole qui l’accueille.

Mi estancia como voluntario en Francia, en solo un mes ha sido una experiencia única y enriquecedora, cada momento de interacción con las personas es un aprendizaje mutuo de cultura e idioma, lo cual para mi es gratificante y me entusiasma a cada día seguir compartiendo y enseñando mi país y de igual forma aprendiendo, en el poco tiempo que llevo he logrado adaptarme de una buena manera al lugar y es gracias a las personas con las que interactuó, las cuales son muy amables en cada momento haciéndome sentir muy cómodo, hasta el momento solo tengo palabras de agradecimiento con cada uno de ellos. – Témoignage de Roberto Arturo Correa Jaramilla, à Douai, le 3 avril 2022

Dans le cadre des projets de coopération avec le Service National d’Apprentissage (SENA), le Réseau Amérique latine de l’enseignement agricole a proposé à l’EPL de Douai, expérimenté dans l’accueil de plusieurs jeunes brésiliens en Service Civique, d’accueillir Roberto Arturo Correa Jaramilla, jeune colombien issu du centre SENA de Buga (région de la Vallée du Cauca), pendant 10 mois.

Roberto Arturo Correa Jaramillo, diplômé d’un diplôme équivalent au BTSA français en ressources naturelles, exprime dans son témoignage son grand enthousiasme pour cette expérience unique et enrichissante. Pour lui, chaque moment partagé est un apprentissage linguistique et culturel très gratifiant. Il remercie toutes les personnes qui lui ont permis de s’intégrer rapidement.

Approche agroécologique par la formation

Roberto est un jeune très motivé qui a clairement manifesté son intérêt et sa grande curiosité à découvrir l’approche agroécologique dans les pratiques productives françaises et à s’investir également dans les activités culturelles de l’établissement, faisant preuve d’une grande appétence.

Pour cela, il aura pour missions d’appuyer la communauté éducative dans l’organisation et la préparation du 7ème Forum Franco Brésilien prévu en France en 2023 sur la thématique « Le rôle de l’humain et des sciences dans les transitions agro écologiques et sociales ». Il travaillera sur la méthodologie du forum dans le but de transférer ses savoirs dans les centres Sena à son retour en Colombie . Il sera l’ambassadeur de ce projet en Colombie. En effet, son établissement sera invité à participer au forum franco-brésilien.

A la découverte des produits français

Par ailleurs, il s’investit avec engouement dans ses apprentissages sur le « produire et consommer autrement » en participant activement à la fabrication de la bière et du fromage, les deux produits phares de l’EPL. C’est avec intérêt qu’il découvre tout le processus de fabrication de la bière sous l’œil aguerri du chef d’exploitation, brasseur passionné. Dans les prochains mois, il pourra se familiariser avec la fabrication du fromage et porter son attention sur les différents étapes d’élevage : caillage, égouttage, moulage et salage et enfin affinage.

L’ornithologie, une passion à partager

Enfin, plus proche de sa formation, il accompagnera une classe dans un projet de création d’une mare dans la prairie humide de la réserve de Wagnonville pour étudier sa biodiversité . Passionné par les oiseaux, il fera un catalogue de ces vertébrés à plumes présents sur la réserve et il aura l’occasion de présenter les espèces endémiques, évoluant dans sa région du Cauca.

Outre sa participation dans les différentes activités, toute la communauté éducative bénéficiera des animations qu’il mènera aussi autour d’ateliers interculturels de découverte de la Colombie.

Contact : Magali Loupias, animatrice du réseau Amérique Latine de l’enseignement agricole, magali.loupias@educagri.fr




Du terroir au développement durable 3.0

La 3ème classe virtuelle franco-colombienne, organisée par le réseau Amérique Latine – pays du Cône andin de l’enseignement agricole, a été axée sur les concepts de terroir et d’agroécologie.

Après le succès des deux premières classes virtuelles d’octobre et décembre 2021, portant respectivement sur la vie quotidienne dans un lycée agricole en France et en Colombie et sur les traditions et us du mois de décembre à l’approche des fêtes de fin d’année, ces échanges numériques ont permis de maintenir les relations entre établissements agricoles français et les centres SENA (Service National d’apprentissage) en pleine période de COVID. Elles ont permis également d’impliquer davantage les jeunes dans une dynamique d’échange linguistique.

Dans cette troisième classe virtuelle plus technique, les jeunes de chaque centre devaient présenter un produit ou service représentant leur région en s’inscrivant dans une approche agroécologique.

Se sont engagés dans ce projet, coté français, des apprenants et des enseignants de 4 établissements agricoles (EPL de Beaune, de Besançon, de Ste Livrade sur Lot et de Fontaines). Ils se sont joints à cette initiative des étudiants éco-délégués, membres du réseau régional des éco-responsables de la Bourgogne-Franche-Comté, accompagnés de Nelly Servigne une colombienne vivant en France, spécialisée dans la permaculture.

Du côté des partenaires colombiens, 12 centres SENA de différentes régions étaient au rendez-vous !

Au total, plus d’une soixantaine de jeunes français issus des formations de l’enseignement secondaire général et technologique ont pu échanger en langue espagnole, et en immersion, sur les concepts de terroir et d’agroécologie. Des regards croisés enrichissants, des présentations de produits ou services exhautives tels que le noisetier, le vin de Bourgogne, l’agroforesterie, l’éco-construction, le ravin de valbois et le haricot rouge ou le maïs fermenté, et la panela ou autres lombrics etc… autant de présentations riches en enseignements, en apprentissages et en émotions.

La méthodologie s’articule autour de 3 temps sur la plateforme de vidéoconférence : un temps de présentation en plénière, un deuxième temps en groupe classe composé d’élèves français et colombiens pour débattre et échanger sur les concepts qui structurent chaque classe virtuelle et un troisième temps en plénière sur les ressentis et vécu de chaque groupe classe.

Les classes virtuelles : un rendez-vous à ne pas manquer !

La pratique de la langue en situation réelle, l’interactivité et l’interculturalité sont des apports pédagogiques indéniables pour les élèves. Au vu de l’engouement des établissements, il a été envisagé de réaliser une quatrième classe virtuelle le lundi 16 mai de 16H30 à 17H30 sur la thématique de l’impact climatique sur l’environnement et dans la vie quotidienne.

Contact : Magali Loupias, animatrice du réseau Amérique Latine de l’enseignement agricole, magali.loupias@educagri.fr




Une classe connectée à 8 600 km

L’enseignement agricole lance des classes virtuelles franco-colombiennes. Le numérique répond ainsi à une envie d’interculturalité et d’immersion en « effaçant » la distance.

Après le succès des webinaires thématiques de 2020 et 2021, le réseau Amérique Latine-pays du cône andin, a souhaité innover pour la rentrée 2021-2022, avec la conception et réalisation de classes virtuelles franco colombiennes .

Deux classes virtuelles ont vu le jour en octobre et décembre 2021. La première sur la vie quotidienne dans un lycée agricole en France et en Colombie et la deuxième sur les traditions et us  à l’approche des fêtes de fin d’année.

Coté français, 5 établissements agricoles ( les EPLEFPA de l’Oise de Beaune, de Brive, de Bourges et de Ste Livrade s/lot ) se sont engagés dans ce projet, et côté colombien, 2 centres SENA de Buga et Tulua, ainsi qu’un centre de l’éducation nationale de Buga.

Un pont de 8 600 km

Au total, une soixantaine de jeunes français issus des formations de l’enseignement général et technologique agricole ont pu échanger en langue espagnole, et en immersion, sur la culture de chaque pays. Une fois les timidités dépassées, les échanges furent riches en enseignements, en apprentissages et en émotions.

La méthodologie s’articule autour de 3 temps sur la plateforme de vidéoconférence : un temps de présentation en plénière, un deuxième temps en groupe classe composé d’élèves français et colombiens pour débattre, échanger sur la thématique et un troisième temps, à nouveau en plénière, sur les ressentis et vécus de chaque groupe classe.

La pratique de la langue en situation réelle, l’interactivité et l’interculturalité sont des apports pédagogiques indéniables pour les élèves.

Ouverture sur de nouvelles thématiques

Au vu de l’impact positif sur les jeunes, il a été envisagé de poursuivre et de développer ces classes virtuelles au cours de l’année 2022.

Aussi, le 17 mars 2022 aura lieu la troisième classe virtuelle sur la thématique du développement durable.

Les élèves auront à présenter une production sur leur définition d’une culture agricole, d’une exploitation agricole, un jardin, un parc, un service DURABLE pour pouvoir ensuite confronter les points de vue.

Les classes virtuelles : un rendez-vous à ne pas manquer !

Contact : Magali LOUPIAS, animatrice du réseau Amérique Latine – Pays Andins, magali.loupias@educagri.fr




Lancement de la Transition agroécologique Caraïbes

Le Réseau d’enseignement de l’agroécologie dans la Caraïbe lance officiellement, le 25 janvier 2022, l’opération «Transition » dans le cadre du programme INTERREG Caraïbes.

Gabriel Serville, président de la Collectivité Territoriale de Guyane, Thibault Lechat-Véga, 3è vice-président de la CTG, délégué à l’Europe, aux affaires institutionnelles, à l’égalité et aux relations avec les Guyanais de l’extérieur, Didier Bereau, vice-président de l’Université de Guyane en charge des relations internationales, Gilles Adelson, maire de Macouria, Daniel Le Couviour, directeur de EPLEFPA Guyane et plusieurs élèves qui bénéficieront de cette initiative étaient présents à l’occasion de ce lancement.

Le projet REACT

Cette initiative vise à renforcer le capital humain des territoires ultramarins afin d’enseigner à produire autrement, en favorisant la formation et la professionnalisation des élèves, étudiants et enseignants chercheurs en agro-sciences, à travers les mobilités entre les établissements d’enseignement, les entreprises, les ONG, et organismes de recherche à l’échelle de la région Caraïbe.

Pour la première fois, des élèves guyanais partiront se former au sein même du bassin Caraïbes dans des centres de recherche des pays comme Aruba, Barbade, Cuba, Saint-Martin ou encore en République Dominicaine. Une initiative unanimement saluée lors de ce lancement de même que l’implication de l’EPLFPA Guyane et de la CTG.

« Il est indispensable pour nos jeunes de pouvoir se former au sein de leur bassin géographique et d’avoir le sens des réalités en ce qui concerne la pratique agricole. C’est pourquoi, il était important de lancer ce programme INTERREG Caraïbes en partenariat avec la CTG » – explique Frédérique Loumeto-Ipolo, cheffe de projet REACT pour l’enseignement agricole.

Au total, 1,2 M€ ont été investis dans ce programme via les fonds européens (FEDER CTE ) pour lesquels la Collectivité Territoriale de Guyane est autorité de gestion et également, sur les fonds propres de la CTG (50 000 euros).

L’originalité du projet est de proposer une approche qui intègre à la fois le volet formation, recherche et développement.

Objectifs :

  • Renforcer les systèmes de formation en agro-sciences et la qualité des formations dispensées
  • Mettre en place des échanges de savoirs et des formations pratiques pour les apprenants et personnels éducatif
  • Co-construire, transférer et promouvoir la mise en œuvre de pratiques innovantes en agro écologie
  • Renforcer la capacité des partenaires à travailler en réseau dans un contexte international

 

« La Guyane fait face à des enjeux importants dans le domaine agricole et est le seul territoire français à augmenter sa surface agricole. Nous nous réjouissons aujourd’hui de voir des jeunes se tourner vers l’agriculture qui est pour nous une filière d’avenir. C’est pourquoi, le lancement de ce programme INTERREG REACT constitue un tournant important en matière de coopération puisqu’il permettra aux étudiants et formateurs d’accéder à des solutions de mobilité au sein du bassin caribéen. », affirme Thibault Lechat-Véga, 3è vice-président délégué à l’Europe, aux affaires institutionnelles, à l’égalité et aux relations avec les Guyanais de l’extérieur.

 

 

Ont également participé à cette matinée de lancement : Annie Robinson-Chocho, 2è vice-présidente de la CTG, déléguée à l’Éducation et aux constructions scolaires, Roger Aron, 7è vice-président, délégué à l’Agriculture, la pêche et à la souveraineté alimentaire, Karine Cresson, 12è vice-présidente déléguée à l’Emploi, la formation et l’insertion professionnelle, Christiane Barbe, conseillère territoriale déléguée à l’Agroalimentaire et Sherly Alcin, conseillère territoriale déléguée au Climat et à l’éducation à l’environnement.

Contact : Frédérique Loumeto-Ipolo, animatrice du Réseau Caraïbes de l’enseignement agricole et cheffe de projet REACT pour l’enseignement agricole – frederique.loumeto-ipolo@educagri.fr