Cultiver le savoir des thés chinois

Sous l’égide du réseau Chine de l’Enseignement Agricole, une mission de formation, a été réalisé pour le développement de la filière thé dans l’enseignement agricole français, au bénéficie de l’Établissement public d’enseignement agricole de Nantes Terre Atlantique et celui de Pamiers en lien avec 2 établissements publics chinois, le Zhejiang Agricultural Business College à Shaoxing dans la province du Zhejiang et le Fujian Vocational College of Agriculture à Fuzhou dans la province du Fujian, en octobre 2025.

L’objectif principal de la mission, organisée du 11 au 27 octobre 2025, était pour les deux établissements agricoles participants de monter en compétence dans leurs savoirs relatifs à la culture du thé. Cette mission a concerné 2 enseignants des deux établissements français, Stéphane LEHUEDE, professeur en aménagements paysagers au Lycée agricole Le Grand-Blottereau du Campus Nantes Terre Atlantique, et Emmanuel CHEMINEAU, formateur en agroécologie au centre de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA) Ariège-Comminges, tous les deux déjà engagés dans l’accompagnement de la filière thé française au sein de leurs établissements.

Ces deux enseignants étaient accompagnés de 4 professionnels français, producteurs et futurs producteurs de thé de différentes régions françaises. Une sommelière du thé, de nationalité chinoise, complétait la délégation et a assuré la traduction des échanges pour le groupe. Des objectifs secondaires étaient recherchés pour la filière thé française : renforcement des partenariats France-Chine, accompagnement et renforcement du lien avec la profession agricole via la participation de professionnels, création de modules pédagogiques par les établissements d’enseignement agricole.

Sur le chemin de la connaissance

La première semaine a eu lieu à Shaoxing auprès du Zhejiang Agricultural Business College (ZABC). L’établissement accueille 9.000 étudiants sur 2 campus. L’accueil par l’équipe enseignante a été très chaleureux dès l’arrivée sur place de la délégation française. La première journée du lundi 13 octobre 2025 a démarré par une cérémonie traditionnelle du thé exécutée par des étudiantes du ZABC avec un thé au jasmin du Sichuan. Durant la semaine, cours, visites et travaux pratiques sur le thé se sont succédé avec des enseignants de très haut niveau. Ainsi ils ont pu suivre des cours théoriques sur le théier, de la graine au champs, la conduite de la fertilisation et la gestion des adventices, les techniques de taille de formation, les maladies et parasites et la méthodologie d’évaluation des thés. Plusieurs visites ont également été réalisées : le marché au thé de Xingchang, une entreprise productrice de produits dérivés à base de thé très active sur les réseaux sociaux, des parcelles de théiers du ZABC, un jardin de thés de 400 ha pour la production de thé vert et de matcha, la Zhejiang Senbanyuan Biotechnology Co, entreprise de production de matcha et une pépinière de production de jeunes plants de théiers.

Les enseignants ont  également eu la chance de participer à 2 travaux pratiques au cours de cette semaine de découverte : rempotage de boutures de théiers puis semis de graines et une journée complète de fabrication de 2 thés verts (méthode Long Jin et enroulé Yue Lü) sous la direction du professeur émérite Minqiang Hu. A l’issue de ce « TP » chacun des participants est reparti avec sa production.

La seconde semaine s’est déroulée plus au sud, à Fuzhou, auprès du Fujian Vocationnal College of Agriculture (FVCA). L’accueil y a été plus protocolaire mais tout aussi chaleureux avec la présence du vice-président et du directeur de cet établissement qui compte 15.000 étudiants sur 2 campus. Là encore, les interventions proposées ont été de grande qualité entre des cours, des visites et une journée de travaux pratiques. Les cours ont eu pour thèmes l’histoire du thé en Chine et dans le Fujian, la culture du théier et l’agrotourisme sur le thé, la diversité des thés du Fujian, la cérémonie du thé et la culture et la conduite des jardins de thé.

Les membres de la délégation ont aussi pu participer à des travaux pratiques : cérémonie du thé, dégustation-évaluation de 16 thés du Fujian, fabrication de thé vert et de thé noir sur une journée de 12h chez un producteur d’un domaine bio (MiGaoXian Tea Factory). Comme lors de la première semaine, chacun des participants est reparti avec sa production de thé.

Entre thé de roche et d’Oolong

Plusieurs visites ont également marqué cette semaine et notamment une randonnée de plusieurs heures dans les Monts Wuyi sur des plantations de théiers qui donnent les fameux thés de roche, des thés oolong. Les enseignants et les professionnels ont ainsi pu visiter une partie des plantations de M. Zhuke Zhaoshi qui les a guidés lors de cette visite exceptionnelle. Ils ont également pu visiter l’espace de présentation de l’entreprise Xiangjiang Mingyuan Tea, spécialisée dans la production de thés oolong, l’entreprise Wuyi Star Tea et son jardin de thé de 400 cultivars différents, une boutique classique de thé au jasmin à Fhuzou ainsi que le très moderne salon de thé Itéamo, qui explore de nouvelles manières de consommer le thé (cocktails de thés, thés pétillants aux fleurs de sureau…).

Les participants de la mission ont également employé leur temps disponible durant les 2 week-ends du séjour pour continuer notre découverte du monde du thé : visite du musée national du thé à Hangzhou et échange avec la directrice du site, visite de la boutique d’un producteur de thé à l’osmanthe, long passage au nouveau tea market de Fuzhou pour acheter du thé et des accessoires à ramener en France.

Se former pour mieux transmettre

La mission de formation a été très fructueuse en apports de connaissances sur le thé tant sur l’aspect production que sur la transformation et la dégustation. Les cours suivis étaient très denses et de nombreuses informations ont été délivrées aux experts français. Toutes ces données vont nécessiter un certain temps de travail pour bien les intégrer et les valoriser dans chacun des établissements et dans la filière française du thé en cours de constitution. L’intégralité des cours et travaux pratiques réalisés ont fait l’objet de captation vidéo afin d’en garder une précieuse trace pour une utilisation pédagogique.

Les connaissances acquises et les savoir-faire entrevus à l’occasion des deux journées de fabrication de thés vert et noir seront précieux pour la mise en œuvre des projets portés par les deux établissements et par la filière thé en général.

Il est à noter qu’il manquait tout de même des éléments d’information au sujet de la production de camélia à huile qui était aussi un des objectifs visés. Cette thématique pourra faire l’objet d’une future mission.

Au vu de la qualité de l’accueil reçu dans les établissements chinois, les deux représentants des établissements français ont bien conscience de l’importance d’organiser, le moment venu, un accueil de qualité équivalente des représentants des établissements chinois en France.

Quelques perspectives et axes de travail découlent de cette mission auprès des établissements partenaires. Les suites à mettre en œuvre porteront sur l’organisation de formations à la culture et à la transformation du thé dans les années à venir, à partir des connaissances acquises durant cette mission et de l’expérience à venir sur les projets des établissements (notamment par la production en Ariège).

Un savoir-faire au service de la filière française

L’ensemble des expériences pratiques participeront à la structuration de la filière thé française, à l’accompagnement des filières locales (notamment en Ariège) et des professionnels se lançant dans la production de thé.

Un travail d’essais doit être mené sur la production de camélias à huile (notamment dans la région nantaise) et ainsi rendre visible les producteurs de la filière par l’organisation d’une Route des Camélias dans le grand Ouest (Normandie, Bretagne, Pays de Loire) et d’une route des thés en Ariège voire sur la chaîne des Pyrénées.

Contact : Anne-Laure Roy, Chargée de mission Asie au Bureau des Relations Européennes et de la Coopération internationale (DGER-MAASA), anne-laure.roy@agriculture.gouv.fr, Max Monot, Conseiller aux affaires agricoles à l’Ambassade de France en Chine, max.monot@dgtresor.gouv.fr




Vers une adaptation au changement climatique au Vietnam

Pendant une semaine à Hanoï en octobre 2025, Virginie Mechaussie, enseignante d’agronomie et zootechnie à l’Agrocampus du Périgord, a partagé son expertise sur « Enseigner à Produire Autrement » pour les transitions et l’agroécologie.

Les équipes institutionnelles françaises et vietnamiennes ont co-organisé une mission d’identification des besoins en appui pour la rénovation des dispositifs de formation agricole afin de l’adapter au changement climatique auquel fait face l’agriculture vietnamienne. Cette mission doit être considérée comme une première étape : un diagnostic de la situation actuelle dans les écoles techniques vietnamiennes est en effet un préalable nécessaire, préliminaire au développement d’une coopération plus large, basée sur les propositions de l’experte française qui a été retenue pour cette mission suite à sa réponse à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé par le réseau CEFAGRI (conseil expertise formation agricole à l’international) de la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche.

Depuis décembre 2024, sous la houlette du vice-ministre du Ministère de l’Agriculture et de l’Environnement (MAE), M. Tran Thanh Nam, et dans le cadre du groupe de travail France-Vietnam sur l’agriculture auquel participe la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche (DGER), l’accent a été mis sur le renforcement des liens entre l’enseignement agricole des deux pays pour le niveau équivalent au BTSA.

Les objectifs de la mission étaient tout d’abord d’identifier les besoins spécifiques de soutien pour la rénovation des programmes de formation, et le renforcement des capacités des enseignants dans les écoles techniques, en mettant l’accent sur la résilience climatique et l’intégration de l’agroécologie. Ceci permettant d’élaborer une feuille de route pour un cadre de coopération future (2025 – 2027), et des recommandations politiques ciblées incluant des propositions de projets pilotes, des échanges d’experts et un groupe de travail conjoint sur la modernisation de l’enseignement agricole.

La mission s’est déroulée selon le planning suivant : d’abord un travail préparatoire à distance, de recherche, analyse et synthèse de documents et sources bibliographiques, ainsi que des rendez-vous en ligne avec le Bureau des Relations Européennes et de la Coopération Internationale – BRECI (chargée de coopération Asie, animatrice du réseau CEFAGRI), l’Ambassade de France au Vietnam (conseillère aux affaires agricoles) et les partenaires vietnamiens entre juillet et octobre 2025, puis des entretiens et rencontres du 8 au 15 octobre 2025 au Vietnam.

En point d’orgue une conférence de restitution s’est tenue le 17 octobre 2025 à Hanoï et avec la participation en ligne de plusieurs représentants de l’enseignement agricole français (BRECI, directeurs d’établissements agricoles publics et d’exploitation).

Lors des six jours de mission au Vietnam, différents partenaires ont été rencontrés. Les rendez-vous avaient été organisés en amont conjointement par l’ambassade et le MAE : ISPAE (Institute of Strategy and Policy for Agriculture and Environment), NAEC (National Agricultural Extension Center), VAAS (Vietnam Academy of Agricultural Sciences), Expertise France,…

Par ailleurs, trois déplacements ont également été organisés dans des établissements d’enseignement choisis conjointement par les partenaires vietnamiens et français : North Vietnam College of Agriculture and Rural Development (Xuan Mai), College of Fisheries and Food Technology (Hai Phong), Northeastern College of Technology and Agro-Forestry (Lang Son). Si ce faible échantillonnage ne permet pas d’avoir une vision exhaustive des enjeux, il a tout de même permis de rencontrer sur le terrain les équipes de direction, les équipes pédagogiques et des élèves, dans des contextes variés et jugés prioritaires par la partie vietnamienne.

Trois axes majeurs ont pu être dégagés à l’issue des différentes rencontres et entretiens : une évolution des référentiels de formation, un rôle accru des exploitations pédagogiques et un lien renforcé des établissements avec les institutions et la profession. Pour chacun des axes, les éléments ont été repris dans une matrice SWOT* et un cadre de coopération a été proposé selon la matrice Eisenhower**.

*on désigne sous le nom de « matrice SWOT », quatre carrés accolés qui en forment un plus grand. L’ analyse SWOT consiste à représenter visuellement les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces.

**schéma d’organisation et de gestion du temps.

Les résultats de cette mission ont été présentés et partagés à l’occasion de la conférence de bilan de la mission. Une traduction simultanée a facilité le bon déroulé des échanges, en trois temps. Tout d’abord, une plénière a permis la présentation du système de formation agricole au Vietnam. Puis un panorama du plan Enseigner à Produire Autrement (EPA), mis en œuvre par le ministère français dans l’enseignement agricole, a été dressé. Ces deux exposés ont contextualisé le cadre de la mission. Les résultats ont ensuite été présentés lors d’une discussion avec trois ateliers successifs qui avaient chacun pour thème l’un des axes de travail retenus. Chaque discussion débutait par un exposé des éléments SWOT, puis des échanges ont illustré et enrichi la discussion avec l’intervention des personnes identifiées comme référentes sur ce sujet. Enfin, à l’issue des trois discussions, le cadre de coopération a été présenté (matrices Eisenhower).

Virginie Mechaussie témoigne de cette expérience d’expertise à l’international.

Cette mission fut très enrichissante pour moi sur plusieurs aspects. Tout d’abord, le thème correspondait parfaitement aux actions que je conduis au lycée de Périgueux : agroécologie, rénovation des diplômes et coopération internationale.

En effet, je suis référente agroécologie de l’établissement depuis le premier plan EPA en 2014, et je suis très investie dans cette mission qui me permet d’élargir le champ de mes enseignements (agronomie/zootechnie). Ce rôle de référente me permet d’être mieux ancrée dans le réseau professionnel du territoire et d’être reconnue comme personne ressource par nos partenaires. Cela renforce ma légitimité auprès des collègues, et ainsi être source de proposition en étant accompagnée par l’équipe de direction de l’établissement.

Par ailleurs je suis également en charge de la coopération internationale pour le lycée et impliquée dans de nombreux projets et partenariats, que ce soit en Europe ou à l’international. Enfin, c’est également moi qui avait coordonné la mise en place de la rénovation et la semestrialisation du BTSA ACS-AGRI dans notre établissement. En prenant connaissance de l’Appel à Manifestation d’Intérêt du réseau CEFAGRI pour cette mission, je me suis immédiatement sentie concernée par le sujet !

Les différentes séances en visioconférence avec le BRECI, l’ambassade de France et les partenaires vietnamiens pendant l’été [2025] ont permis de préparer la mission dans de bonnes conditions, aussi bien sur le contenu que sur les aspects logistiques (choix des personnes ressources et lycées à rencontrer, optimisation des rendez-vous, transports, traduction,…etc).

Les six jours de mission se sont parfaitement déroulés grâce à cette bonne organisation en amont, ce qui a permis d’avoir des échanges riches et fluides et de récolter un maximum d’informations sur un temps très limité. Le rythme de travail était intense pour avoir le temps en cinq jours de mener tous les entretiens (avec parfois des trajets importants sur une même journée) et en parallèle de préparer la conférence de restitution du dernier jour.

En conclusion, je suis très satisfaite d’avoir répondu à la demande conjointe du BRECI, de l’ambassade France et des partenaires vietnamiens, et impatiente de savoir quelles suites seront données à ce premier travail. Je suis ravie d’avoir été retenue pour cette mission, car cela représente une reconnaissance de mon implication sur ces sujets depuis dix ans au lycée de Périgueux. J’espère pouvoir continuer à mettre mes compétences spécifiques au service de telles missions !

Article élaboré avec Virginie Mechaussie, enseignante en agronomie et zootechnie au lycée agricole de Périgueux – virginie.mechaussie@educagri.fr

Contact : Anne-Laure Roy, chargée de coopération Asie, Maghreb, Moyen-Orient au Bureau des Relations Européenne et de la Coopération Internationale-DGER – anne-laure.roy@agriculture.gouv.fr

Vanessa Forsans, animatrice du réseau CEFAGRI de l’enseignement agricole? vanessa.forsans@educagri.fr

 




Professionnaliser l’agroécotourisme en Casamance

Du 20 au 31 octobre 2025, deux formatrices du Campus Terre & Nature de Carcassonne ont effectué une mission d’expertise dans le sud du Sénégal pour co-construire un référentiel en agroécotourisme.

Une convention intergouvernementale, dans le domaine de la formation agricole, a été signée le 27 juin 2016 entre le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de la République du Sénégal et le Ministre de l’agriculture et de l’alimentation de la République française, pour appuyer l’implantation et le pilotage des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP).
Les ISEP ont pour mission principale de former des titulaires du baccalauréat ou équivalent au grade de technicien supérieur, dans les domaines en adéquation avec les besoins du marché du travail et du bassin de l’emploi. Les cinq premiers ISEP qui ont été créés par le Gouvernement du Sénégal, avec l’accompagnement de partenaires au développement (dont l’appui financier de l’Agence Française de Développement, AFD), sont installés à Bignona, Diamniadio, Matam, Richard-Toll et Thiès.
Plusieurs activités ont été menées dans ce cadre avec l’enseignement agricole français ces dernières années : des ateliers de relecture et d’harmonisation de référentiels (en élevage, aquaculture, agroalimentaire) des ISEP au Sénégal ; un séjour de découverte et d’échanges pour le renforcement des capacités des enseignants-formateurs de l’ISEP Richard-Toll en France dans plusieurs établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricole ; un séjour d’études et d’échanges pour le renforcement de capacités des gestionnaires des cinq ISEP, en France dans plusieurs lycées avec l’appui des réseaux AOAC (Afrique de l’Ouest Afrique centrale) et Conseil expertise formation agricole à l’international-CEFAGRI de la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche ; la réalisation du diagnostic territorial des ISEP de Matam et Bignona par des experts de l’enseignement agricole français mobilisés par le réseau CEFAGRI .
Ces activités ont permis entre autres aux personnels des ISEP d’échanger avec les partenaires français sur leur modèle de pédagogie active, leur expérience en matière d’enseignement supérieur professionnel court, leurs relations avec les milieux professionnels et l’ancrage territorial. Des axes de collaboration ont été également identifiés pour développer et pérenniser la coopération entre les établissements.
C’est dans la continuité et la consolidation de ce partenariat et dans le cadre d’une démarche de diversification agricole, principalement orientée vers l’élargissement de son offre de formation au domaine du tourisme rural que les ISEP de Bignona et de Richard Toll ont souhaité organiser des ateliers pour élaborer un référentiel d’agroécotourisme.

Appel à manifestation d’intérêt

Laurence Denat, formatrice au centre de formation professionnelle et de promotion agricoles (CFPPA) des Pays d’Aude, a répondu à l’Appel à Manifestation d’Intérêt lancé par le réseau CEFAGRI pour participer à cette mission : « J’ai choisi de répondre favorablement à cette nouvelle expérience de coopération car le thème s’inscrivait pleinement dans mes missions de formatrice en ingénierie de formation, d’accompagnement de projets et de développement touristique territorial.
L’agrotourisme durable est un secteur en pleine émergence, au croisement des problématiques agricoles, environnementales, éducatives et socio-économiques. Contribuer à la construction d’un référentiel métier stratégique dans un territoire aussi riche que la Casamance représentait une opportunité unique d’apporter mon expérience tout en découvrant d’autres réalités professionnelles.
L’appel du réseau CEFAGRI résonnait également avec mes valeurs : partage entre pairs, professionnalisation des acteurs ruraux et soutien au développement des dynamiques de territoire. »
Et elle a engagé, avec elle, sa collègue Eve Francescut, coordinatrice et formatrice du Certificat de Spécialisation tourisme vert à Carcassonne.

Une préparation efficace

Quelques échanges téléphoniques et visioconférences avec l’animatrice du réseau CEFAGRI, Vanessa Forsans, et l’attaché de coopération formation agricole mis à disposition de la DGER à l’ambassade de France à Dakar, Sébastien Subsol, ainsi que le partage de documents transmis par les ISEP ont permis aux deux nouvelles expertes de préparer leur mission tant sur les plans logistiques qu’opérationnels. Elles ont pu s’approprier le contexte du territoire casamançais (enjeux agricoles, dynamiques touristiques, acteurs clés), identifier les compétences à expertiser pour un référentiel métier lié à l’agroécotourisme et préparer des outils d’animation pour les ateliers de co-construction.

Une première phase d’immersion sur le terrain casamançais

La première semaine a été consacrée à une immersion sur le terrain à travers une douzaine de visites et rencontres professionnelles auprès d’acteurs de l’agrotourisme : gérants d’écolodges, de campement villageois, de responsables de fermes écoles, exploitants de fermes agroécologiques et pédagogiques, ainsi que du Centre de Promotion Agricole et Sociale et d’un écoparc. Les deux expertes ont pu sillonner les trois départements de la Casamance, découvrant une grande diversité de paysages naturels et agricoles, d’une richesse exceptionnelle en biodiversité. Ces visites leur ont permis de mieux comprendre les réalités locales, les initiatives existantes et les besoins en matière de formation et de structuration de l’offre agrotouristique. Ces journées de découverte et d’échanges ont également favorisé une réelle cohésion avec les collègues sénégalais et la création d’une culture commune autour de la création de ce nouveau diplôme.
Plusieurs initiatives exemplaires, souvent portées sous forme d’incubateurs, les ont particulièrement marquées. Les projets en question traduisent une volonté forte d’autonomie, de valorisation de la biodiversité et de préservation de l’environnement, tout en s’inscrivant dans une démarche de développement intégré et solidaire. Ils s’adressent en priorité aux jeunes sans qualification et aux femmes des villages reculés, en les accompagnant vers une appropriation du potentiel agronomique, végétal et forestier local. Ces initiatives participent également à la réappropriation des savoir-faire traditionnels, notamment ceux liés à la pharmacopée, contribuant ainsi à préserver un patrimoine vivant au service du développement durable. Il y a également une forte contribution à l’insertion sociale des jeunes et des femmes.

La Casamance possède un potentiel exceptionnel pour le développement de l’agrotourisme durable, fondé sur la diversité de ses ressources naturelles et l’engagement de ses acteurs locaux.
Cependant, il semble que cette dynamique souffre encore d’un manque de structuration de la filière et de moyens en infrastructures. Les routes vétustes, les difficultés logistiques et les pollutions liées à la gestion des déchets freinent parfois la mise en réseau et la valorisation des initiatives.
Malgré ces obstacles, la créativité, la motivation et la résilience des acteurs rencontrés laissent entrevoir un avenir prometteur, à condition de renforcer la coopération, la formation et l’accompagnement technique au niveau local et international.

Par ailleurs, pour Sébastien Subsol, « le tourisme en Casamance peut se développer au-delà de la zone balnéaire du Cap Skirring. Il y a un enjeu de diversification de l’offre touristique vers l’hinterland et l’agrotourisme est une option forte.
Deux autres points de contexte sont favorables à l’essor de l’agrotourisme en Casamance.
Une DYTAEL existe dans deux départements de la région de Ziguinchor, ceux de Oussouye et Bignona. Ce type de plateforme rassemble des ONG, des organisations paysannes, des universités et des collectivités locales. Elles font la promotion de l’agroécologie et des produits d’intérêt territorial. De facto, elles commencent à promouvoir l’agrotourisme à travers certains de leurs membres comme des fermes écoles.
En parallèle, les acteurs du territoire sont engagés dans la promotion des produits agricoles à travers le lancement d’une marque « Casamance » qui va concerner six produits agricoles (mangue, miel, fruits de liane…) et l’obtention de la première indication géographique protégée au Sénégal, celle du fruit madd de Casamance.
Dans ce contexte, l’ISEP de Bignona et celui de Richard Toll (dans la vallée du fleuve Sénégal, à proximité de la zone touristique de Saint-Louis), ambitionnent de développer pleinement une formation en agrotourisme de niveau bac + 2. Ce type de formation de niveau BTS, toutes filières confondues, est une priorité du gouvernement sénégalais pour contribuer à l’emploi des 300 000 jeunes arrivant sur le marché du travail chaque année au Sénégal. »

Grâce à l’analyse des situations de travail lors des visites, ce qui est essentiellement ressorti c’est que ce technicien supérieur doit être polyvalent. Il devra avoir une connaissance suffisante du domaine de l’agroécologie, du tourisme, de l’environnement et connaître les richesses faunistiques et floristiques du territoire mais il aura également des compétences en marketing et management.

Une deuxième phase en atelier d’écriture

La seconde partie de la mission, qui s’est déroulée à l’ISEP de Bignona, a été consacrée aux ateliers de co-construction du référentiel métier en agrotourisme durable, réunissant enseignants, professionnels et représentants locaux. Ensemble, ils ont identifié les blocs de compétences prioritaires, les activités professionnelles clés, les savoirs et savoir-faire ancrés dans les réalités casamançaises, les enjeux environnementaux, sociaux et économiques à intégrer.
A l’issue de la mission, les principaux résultats sont la mise en forme d’un référentiel métier structuré et contextualisé, le recensement et l’analyse des initiatives agrotouristiques du territoire, l’identification de compétences transversales liées à la durabilité et à l’écotourisme, le renforcement des liens entre les ISEP et les acteurs professionnels, un premier socle de travail autour de la future marque « Casamance », destinée à valoriser la qualité des pratiques touristiques locales, en lien avec les enjeux des DYTAEL (Dynamiques pour une transition agroécologique locale) de Bignona et d’Oussouye, toutes deux engagées dans la montée en compétences et la mise en réseau des acteurs casamançais.
De retour de la mission, les deux expertes sont restées investies pour finir la rédaction du référentiel. Et elles se disent prêtes à retourner sur place pour la mise en route de la formation et pourquoi pas y participer en tant que formatrices. De plus, les différents échanges ont mis en avant la possibilité de partenariats et de faire bénéficier les élèves du Campus Terre & Nature de stages collectifs et/ou individuels, avec l’appui également du réseau Afrique de l’Ouest Afrique centrale.

D’autres perspectives ont pu être identifiées, comme poursuivre l’accompagnement dans la formalisation de l’offre de formation des deux ISEP vers des formations professionnalisantes (CCP), soutenir la structuration de la filière agrotouristique, renforcer les compétences des acteurs via des modules spécifiques (accueil, biodiversité, circuits courts, gestion durable), appuyer la création d’un réseau territorial d’acteurs de l’agrotourisme durable, ou encore contribuer à la visibilité de la marque « Casamance ».

Une expérience humaine et professionnelle inoubliable

Laurence Denat : « Cette mission a constitué une expérience nouvelle et unique dans mon parcours de formatrice et chargée d’ingénierie. J’ai énormément appris des échanges avec les collègues sénégalais, qui m’ont permis de me confronter à la difficulté quelquefois de compréhension, de découvrir d’autres approches pédagogiques, et des valeurs profondément ancrées dans la solidarité et la coopération. L’immersion totale dans les rythmes de vie, les habitudes culinaires, le vocabulaire et concepts locaux, ainsi que les pratiques professionnelles, a été une source d’enrichissement personnel et culturel.
Malgré les longs trajets et les routes parfois vétustes, chaque déplacement a ouvert sur de nouvelles découvertes, renforçant le sentiment de partage et d’humilité face à la richesse humaine du territoire. Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est la bienveillance, le respect et la chaleur de l’accueil, omniprésents dans chaque rencontre sur le terrain. »

Eve Francescut : « Professionnellement cette mission nous a permis de nous confronter à d’autres méthodes et façons de travailler, de nous adapter, de transmettre et du coup, de mieux écouter et de développer des compétences dans le domaine du travail en équipe.
Cette mission a également permis à chacune de monter en compétence en ingénierie de formation, de s’épanouir personnellement grâce aux rencontres et échanges. Cette expérience nous a mis le pied à l’étrier pour poursuivre vers d’autres missions au Sénégal ou ailleurs si des opportunités venaient à se présenter.
Et au-delà de la mission de travail, c’est tout ce que l’expérience du voyage et des rencontres permettent de vivre qui sont riches en enseignement. La culture, le savoir vivre, le savoir être, les savoirs faire, les analyses des contextes sociologiques et politiques sont autant de choses de l’on ramène dans sa valise… »

« Nous souhaitons adresser nos remerciements les plus chaleureux à toute l’équipe de l’ISEP de Bignona, ainsi qu’à son directeur et directeur adjoint, pour la qualité de leur accueil, leurs nombreuses attentions et la confiance qui nous a été accordée tout au long de cette mission. Leur disponibilité et leur engagement ont largement contribué à notre intégration, à la richesse et à la réussite de cette coopération.
Nous tenons également à exprimer toute notre gratitude à Sébastien Subsol, pour sa disponibilité constante, ses conseils avisés et la générosité avec laquelle il a partagé ses connaissances plurielles du Sénégal (historiques, sociologiques, agronomiques, botaniques ou paysagères…). Son accompagnement, à la fois attentif et éclairé, a favorisé la fluidité et l’efficacité du déroulement de cette mission. »

Article composé avec les contributions de Laurence Denat et Eve Francescut, formatrices au CFPPA des Pays d’Aude/EPLEFPA de Carcassonne – laurence.denat@educagri.freve.francescut@educagri.fr

Contacts : Vanessa Forsans, animatrice du réseau CEFAGRI, et co-animatrice avec William Gex du réseau Afrique de l’Ouest Afrique centrale – vanessa.forsans@educagri.fr
Sébastien Subsol, mis à disposition de la DGER à l’ambassade de France à Dakar, attaché de coopération formation agricole – sebastien.subsol@diplomatie.gouv.fr

 




Le Cameroun en ligne… de mire

Renforcer la dynamique de réseaux, favoriser les échanges, valoriser et capitaliser les initiatives pour co-construire en réseau de nouveaux projets… en 2026

Le WebinAfrica Cameroun du printemps 2025 fut l’occasion de dresser le bilan des projets existants. Il s’agissait de partager les expériences entre les établissements impliqués dans le réseau Afrique de l’Ouest Afrique Centrale (AOAC) de la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche et de faire connaître le panorama des acteurs identifiés afin d’accompagner la mise en place de programmes de mobilités réciproques. C’était aussi l’opportunité de relancer une nouvelle dynamique en identifiant des sources de financements de projets et d’échanger autour du dispositif de service civique.

Les principaux acteurs et actrices de la coopération internationale agricole franco-camerounaise étaient présents.

Côté français, le chargé de coopération Afrique subsaharienne, ECSI et expertise au Bureau des Relations Européennes et de la Coopération Internationale et toute l’équipe « Afrique » composée des co animateurs-animatrices des réseaux Afrique de l’Ouest Afrique Centrale (AOAC) et Afrique Australe Océan Indien (AAOI), la conseillère aux affaires agricoles (CAA) basée à l’ambassade de France au Nigeria avec la compétence régionale du Cameroun, également l’inspection de l’enseignement agricole et la chargée de programme Citoyenneté et Réseau ALIMENTERRE-CFSI.

Côté Cameroun, le Service de Coopération et d’Action culturelle (SCAC) de l’ambassade, des responsables de la direction des Affaires Administratives et Financières comme de la formation professionnelle de la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts (CAPEF) du Cameroun, des membres de France Volontaires Cameroun, des réseaux Terrafrik et Guinée, un Expert Technique International (ETI), l’Agence Française de Développement (AFD) et le CIRAD.

Le chargé de coopération Afrique subsaharienne du BRECI a rappelé le cadre institutionnel et notamment l’accord-cadre signé en 2018 en lien avec le contexte général de la coopération entre la France et le Cameroun, dans le domaine de la Formation Agricole et Rurale (FAR) du MAASA (DGER). L’animatrice Vanessa Forsans et l’animateur William Gex ont rappelé le rôle du réseau Afrique de l’Ouest Afrique Centrale (AOAC) de l’enseignement agricole. La conseillère aux Affaires Agricoles, de par son rôle de facilitatrice sur la zone, soulève la question de l’après AFOP et prend l’exemple du Nigéria qui, pour développer la formation agricole, s’appuie sur le secteur privé. Elle évoque également les possibilités de financements (FEF -Fonds Equipe France- jusqu’à 100.000 €).

Au niveau de l’ambassade à Yaoundé, l’accent est mis sur le rôle clef du poste diplomatique sur les sujets d’employabilité, de santé et d’agriculture en précisant que l’éducation formelle au Cameroun est directement liée à la formation par apprentissage. Pour l’éducation non formelle et informelle, il invite à se rapprocher d’établissements techniques. Il mentionne également le FEF formpro d’1,5 millions d’euros sur 2 ans, qui pourrait faire appel à l’expertise de l’enseignement agricole via le réseau CEFAGRI.

Les différents établissements ont partagé ensuite leurs expériences des projets en cours.

Côté France

Pontivy relate son partenariat autour de la filière porcine sur le bassin d’Evodoula et la convention tripartite signée en 2022 entre le lycée, le centre de formation et la coopérative. Le projet, financé par un Budget d’Action Internationale et une subvention CARTA s’arrête car le partenaire ne donne plus suite.

Castelnaudary travaille avec le CIEPO D’Obala autour de l’agroéquipement et la maintenance des matériels, de la pénibilité du travail et notamment la posture des femmes comme sur l’accueil de services civiques. Une mission d’expertise en 2018 puis une mission de groupe en 2022 ont débouché sur un Enseignement à l’Initiative de l’établissement (EIE) : Petit agroéquipement au Cameroun en baccalauréat professionnel. Leur demande de Service Civique Camerounais n’ayant pas abouti en 2024, l’équipe a accueilli un Service Civique Béninois en 2024/25. Si la situation se débloquait avec le Cameroun, elles seraient prêtes à renouveler leur demande.

Le campus Nantes Terres Atlantiques de St Herblain rappelle le projet Keka Wongan autour de la transformation du cacao en chocolat. D’autres projets sont évoqués à 3CF comme des ateliers de transformation de fruits et légumes, un incubateur d’entreprises, un autre autour de l’agropastoralisme ou encore l’accompagnement de mobilités d’autres établissements.

Suite à la mission de 2022, le campus La Roque de Rodez envoie des élèves en sciences et technologies de l’agronomie et du vivant-STAV en stage à 3CF. L’objectif aujourd’hui est d’installer un atelier de transformation de légumes à Dibombari.

Les deux enseignantes du Lycée d’enseignement technique agricole de l’Aube qui ont réalisé une mission exploratoire ont changé d’établissement. Le directeur désire impliquer son nouvel établissement dans la coopération avec le Cameroun et envisage une nouvelle mission sur une thématique forêt.

Enfin, le Campus du végétal de Brive travaille sur un projet d’aménagement paysager à Ebolowa, située sur la route du Cacao, et sur la création d’une pépinière ornementale à l’ENSET (Université d’Ebolowa). Leurs partenaires pourraient venir en France travailler autour de l’aménagement paysager. Leur projet de mobilité pour planter des cacaoyers dans deux cours d’école est assujetti à l’acceptation de dossier Fonjep.

Côté Cameroun

Les représentants et représentantes de la CAPEF précisent que la Chambre d’Agriculture, de la Pêche, de l’Elevage et des Forêts dispose d’un réseau d’établissements de formation agricole (1 école par région soit 10 au total) mais pas de financement à proprement parler mais seulement de guichets. Elle a déjà travaillé avec AFOP et souhaite désormais collaborer avec l’enseignement agricole français. Elle va avoir besoin de formation de formateurs et de supports pour mettre en place des plateaux techniques dans 6 centres de production et de formation. Elle avance sur un programme de développement de la porciculture et sur d’autres projets consulaires dont un sur l’aquaculture. Elle est en lien avec la Chambre d’agriculture Pays de la Loire pour du renforcement de capacités et de production. Une mobilité en France est en préparation pour former de jeunes producteurs de porcs, mais son organisation fait face à des problèmes administratifs d’obtention de visas.

L’Expert Technique International (ETI) précise que la coopération décentralisée avec le Cameroun est relativement dynamique et recense 90 partenariats dont environ 40 actifs mais peu en agriculture (seulement 4 de recensés avec des thématiques connexes). Il travaille beaucoup avec les Réseau Régionaux Multi-Acteurs (RRMA), d’où l’importance d’associer les collectivités territoriales, sur les différents enjeux : l’agriculture périurbaine, l’adaptation au changement climatique (avec des leviers financements accessibles), la production animale ovin et caprin et enfin le dispositif de formation.

L’inspection de l’enseignement agricole conclut que même si tout n’aboutit pas toujours, ce qui est inhérent à la coopération internationale, elle note toujours beaucoup d’énergie des participants et d’entrain pour la suite des projets.

Les institutionnels se donnent rendez-vous en 2026

Les échanges en ligne vont se poursuivre et le réseau va continuer à suivre et appuyer les projets de coopération des établissements. Un partenariat étroit entre le SCAC et France Volontaire permettrait de préparer les volontaires en services civiques avant leur mission en France.

Une mission est envisagée en 2026 au Cameroun avec des visites institutionnelles (ambassade de France, SCAC, Ministère de l’agriculture, CAPEF…) et de terrain : CIEPO d’Obala, atelier de transformation de Dibombari, projet Keka Wongan, ENSET (Université) d’Ebolowa…

Le bilan est dressé, les perspectives établies, si par le Cameroun vous vous laissez tenter, n’hésitez pas à nous contacter.

Retrouvez sur l’espace RESANA le Compte Rendu détaillé de la visioconférence et les diaporamas présentés.

Crédit de la photo de tête d’article : Marius Senior – Le Cameroun, une autre vision du monde – Retrouvez dans son Blog Moveagri l’ensemble du périple de Marius, en stage de Bac technologique – Aménagement paysager.

Contacts : Les animateurs et animatrices du réseau Afrique de l’Ouest Afrique Centrale (AOAC) de l’enseignement agricole, Vanessa Forsans, forsans@educagri.fr, William Gex, gex@educagri.fr, Le Conseiller Régional aux Affaires Agricoles Nigeria, Ghana et Cameroun : Rachid Benlafquih, benlafquih@dgtresor.gouv.fr