1

L’aventure d’Angela de Duao à l’Agro

Angela, étudiante chilienne, a suivi un parcours académique remarquable, du lycée agricole de Duao à l’Institut Agro Rennes-Angers !

Angela a réalisé un semestre d’échange à l’Institut Agro Rennes-Angers de janvier à juin 2022 sur le campus de Rennes, avec l’appui du programme Erasmus+ Mobilité Internationale de Crédits, qu’elle a obtenu avec l’Université de Talca, son université d’origine.

La volonté comme moteur de réussite

L’apprentissage du français n’a pas été facile mais grâce aux cours proposés par son université avant sa mobilité, aux 5 semaines de cours intensifs suivis à son arrivée et à sa ténacité, elle a été en capacité de suivre les cours et d’échanger avec les autres étudiants.

Partir aussi loin de chez soi, c’est une aventure mais Angela n’a pas froid aux yeux. C’est une boule d’énergie et de volonté. Car, il en faut de la volonté !

Tout d’abord pour accéder au cursus d’ingénieur agronome de l’université de Talca en venant de son lycée agricole qui délivre une formation sensiblement équivalente au niveau Bac Pro de l’enseignement agricole français. La marche est grande pour les jeunes Chiliens et rares sont ceux et celles qui accèdent à l’université en provenant de ce type d’établissement. Il se trouve que son lycée de Duao, géré par la corporation SNA Educa, fait partie des établissements partenaires du réseau Chili de l’enseignement agricole et de sa plateforme de stages mise en place depuis 12 ans maintenant. Dans ce cadre, Angela était déjà venue en Bourgogne au lycée de Fontaines en 2016 pour un mois.

C’est donc déjà sa deuxième aventure française mais pas la dernière !

Une suite angevine

En effet, Angela reviendra dès février 2023 sur le campus d’Angers et sera la première étudiante de son université à suivre le cursus de double diplôme d’ingénieur récemment signé entre l’Université Talca et l’Institut Agro Rennes-Angers !

Un pas de plus qui renforce encore les liens Formation/Recherche entre l’Institut Agro et l’Université de Talca et qui ouvre la voie à de nombreuses mobilités à venir. Le tiers des étudiants de première année du cursus d’ingénieur agronome de Talca est d’ores et déjà inscrit aux cours de français dans la perspective de ce double diplôme et les étudiants angevins sont également sur les starting blocs !

Après les échanges académiques (semestres d’échange) et scientifiques (thèses en cotutelle), le parcours en double-diplôme d’Angela marque une nouvelle étape de cette fructueuse collaboration.

Photo de tête d’article : De gauche à droite : Angela, étudiante de l’Université de Talca, B. Jaloux, enseignant chercheur à l’Institut Agro Rennes-Angers et référent du double diplôme, F. Brisoux, directeur adjoint des relations internationales Rennes-Angers et Blas Lavandero, chercheur de l’Université de Talca (mobilité Erasmus+ au Campus d’Angers).

Contact : François Brisoux, Directeur adjoint des relations internationale de l’Institut Agro Rennes-Angers, francois.brisoux@agrocampus-ouest.fr

 




Economie circulaire in English of course !

France Europea a organisé un symposium sur le thème de l’économie circulaire du 16 au 20 mai 2022, permettant à des établissements agricoles français, membres de l’association, de rencontrer des collègues européens.

Avant de se lancer à présenter leur travail devant les participants

Il a regroupé à Sète 85 personnes, venant de divers pays européens, adultes et élèves de l’enseignement agricole. Parmi ces derniers, 10 élèves de Laval, en classe de Première Générale à Agricampus, ayant choisi l’option Agronomie Économie Territoire (AET). Toute l’année scolaire, ils ont travaillé le thème de l’économie circulaire en classe avec leurs enseignants, sur le contexte du lycée et de la Mayenne, pour pouvoir l’exposer aux différents participants lors de ce séjour, in English of course !

Les élèves d’Agricampus Laval devant leur affiche

Ils ont par exemple présenté une vidéo sur le chemin du lait à Agricampus, une affiche en anglais sur l’économie circulaire, ainsi qu’un diaporama sur le passé et le présent… un séjour permettant de rendre très concret leur travail de l’année.

Une partie du travail des élèves d’AET

Dans ce groupe d’AET, certains élèves ont également choisi la section européenne. Ils ont participé cette même année scolaire à un voyage en Finlande dans le cadre d’un partenariat Erasmus +. Ils y ont rencontré des élèves polonais et finlandais et ont échangé tous ensemble sur le thème de l’eau. Une dernière visite sur l’île de Jersey a conclu cette année riche de projets… et d’Europe !

A noter que la prochaine rencontre de ce type aura lieu à l’automne en République Tchèque, organisée dans le pays présidant le Conseil de l’Union Européenne de juillet à décembre 2022.

Contacts : Anne-Sophie Goyon, animatrice du réseau Europe du Nord de l’enseignement agricole, anne-sophie.goyon@educagri.fr

Association France Europea : http://www.franceeuropea.eu




Faculté béninoise s’intéresse aux services civiques

Le service civique en réciprocité … un véritable levier d’intensification des mobilités entre la France et le Bénin et renforce le continuum entre l’enseignement technique agricole et l’enseignement supérieur agricole. Focus sur l’intérêt exprimé par la Faculté des sciences Agronomiques de l’Université Abomey Calavi au Bénin.

Le jeudi 13 mai 2022, le lycée agricole Honoré de Balzac de Castelnau le Lez a accueilli une délégation de la Faculté des Sciences Agronomiques (FSA) l’Université d’Abomey Calavi (UAC), de l’Université de Lorraine et de l’Institut Agro Montpellier qui s’est tout particulièrement intéressée aux étudiants béninois en service civique : Nansirine Ismaïnou et Isaac Bognon.

Intégrer la culture entrepreneuriale dans la formation supérieure

    La visite s’inscrit dans le projet BIOVALOR « Renforcement de la démarche compétences et de la culture entrepreneuriale dans la formation supérieure agronomique à la Faculté des Sciences Agronomique de l’UAC : leviers pour l’insertion professionnelle et le développement de la bio-économie au Bénin ». Le projet BIOVALOR est soutenu par le programme « Partenariats avec l’Enseignement Supérieur Africain » (PEA), géré par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et financé par l’Agence Française de Développement (AFD). Il s’agira notamment de revisiter les curricula des formations de la FSA afin d’améliorer l’insertion des jeunes diplômés dans 6 filières cibles (riz, ananas, anacarde, fonio, karité et sisré), de développer des recherches en lien avec les besoins exprimés par les structures employeuses des diplômés de la FSA et de contribuer à l’émergence d’un village entrepreneurial.

BIOVALOR rime avec mobilité

Afin d’accélérer l’identification des réformes à mettre en place, le projet BIOVALOR va financer sur quatre années des mobilités d’étudiants de la FSA vers l’Institut Agro Montpellier et l’Université de Lorraine. Il s’agira à la fois de faciliter l’acquisition de compétences particulièrement utiles aux besoins des filières, mais aussi de les inscrire dans le dispositif Erasmus+ avec une reconnaissance des crédits obtenus par l’Université d’origine de l’étudiant.

Or des mobilités ont déjà démarré entre la FSA et le lycée de Riscles dans le Gers, entre l’Université Nationale d’Agriculture du Bénin et le lycée de Castelnau Le Lez. Ce sont de jeunes étudiants béninois, sélectionnés en fonction de leur projet personnel, et des besoins des lycées qui effectuent un séjour financé par le dispositif de service civique, avec l’appui du réseau Afrique de l’Ouest de la DGER, et en lien avec France Volontaire ainsi que l’Agence du Service Civique.

Nansirine maîtrise la production végétale biologique

Nansirine nous a présenté ses activités dans la serre du lycée avec son maitre de stage M Picasso. Elle maitrise l’ensemble des activités de production et de vente et participe activement à la formation des élèves du lycée. Aimé Bokonon Ganta, Vice-Doyen  de l’Ecole des Sciences et Techniques de la Production Végétale de la FSA et entomologiste a pu apprécier combien Nansirine maitrise l’ensemble des méthodes de lutte biologique utilisées dans la serre.

Issac acquiert de la pratique

Le domaine d’Isaac est positionné dans la halle de technologie alimentaire. Il dispose déjà d’une licence en technologie alimentaire mais avec très peu de pratique. Or au lycée de Castelnau Le Lez, il a pu non seulement maitriser l’ensemble des appareils de transformation, superviser le travail des élèves, les former à l’assurance qualité et acquérir également une certification pour gérer certains appareils comme l’autoclave.

Le doyen de la FSA, M. Bonaventure Ahohuendo et l’ensemble de la délégation sont repartis enchantés de cette visite d’autant que la directrice adjointe du lycée, Mme Chavagneux, a pu donner à la fois un aperçu des activités du lycée et du dispositif d’enseignement technique agricole dans son ensemble.

Ce dispositif d’accueil des étudiants en service civique dans l’enseignement technique agricole français s’inscrit dans une politique plus large de coopération avec le Bénin. Cette action de coopération n’est pas isolée. Les lycées agricoles, avec l’accompagnement du réseau Afrique de l’Ouest de la DGER, coopérant avec de nombreux pays africains (Côte d’Ivoire, Sénégal, Burkina Faso, Madagascar …) échangent régulièrement ce qui fait que l’enseignement technique agricole dispose déjà d’une belle expérience et expertise dans ce domaine. C’est ce qu’a expliqué Serge Misericordia, enseignant et coordinateur des actions partenariales avec le Bénin, lors de la visite.

Il s’agira maintenant d’explorer les synergies entre les mobilités de service civique et les mobilités soutenues par BIOVALOR pour que les idées et projet de Nansirine, d’Isaac et de leurs jeunes collègues deviennent réalité. Nous allons y travailler dans la mise en œuvre du projet BIOVALOR a assuré Guido Rychen directeur de l’ENSAIA de Nancy et Jean-Luc Bosio chef du service des relations internationales à l’Institut Agro Montpellier.

Enseignement technique et supérieur : une complémentarité

Cette synergie entre établissement d’enseignements technique et supérieur est déjà une réalité a rappelé Jean-Luc Bosio en présentant à nouveau Stécyna Kiki, animateur du projet BIOVALOR au Béninui et présent à la visite. Stécyna est animateur et employée par l’Université de Lorraine. Originaire du Bénin, elle est venue étudier en BTS agricole à Arras, a suivi une « prépa » au lycée agricole de Quétigny près de Dijon et a intégré le cursus SAADS de l’Institut Agro Montpellier en 2012. Plusieurs étudiants étrangers choisissent cette complémentarité entre enseignement technique et supérieur agricole en France. Certains recherchent même une première expérience de travail dans un lycée agricole en France comme Mansour Sow directeur de l’exploitation du Neubourg en Normandie ou Alain Yao à l’EPLEFPA de Limoges.

Est-ce que Nansirine et Isaac suivront cette voie ?

Nous allons tenter de voir comment mieux intégrer les mobilités de service civique dans les cursus de l’Université d’origine, peut être imaginer des parcours de mobilité au niveau licence puis master a assuré les réprésentants de la délégation qui ont chaleureusement remercié toute l’équipe du lycée.

Suivre les actualités de Biovalor sur LinkedIn

 

Contacts : Jean-Luc BOSIO, Chef du service des Relations Internationales et des Langues / Institut Agro Montpellier, jean-luc.bosio@supagro.fr

Vanessa Forsans, Enseignante au LEGTA Le Chesnoy / co-animatrice du réseau Afrique de l’Ouest – animatrice du réseau CEFAGRI de l’enseignement agricole, vanessa.forsans@educagri.fr

Jean-Roland Arbus, Agronome au Legta La Vinadie – 46100 Figeac/ Co-animateur réseau Afrique de l’Ouest de l’enseignement agricole, jean-roland.arbus@educagri.fr

Rachid BENLAFQUIH, Chargé des programmes Afrique Subsaharienne et Océan Indien, Expertise publique et soutien aux professionnels à l’international, Éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI)/Jeunesse (MASA-DGER-BRECI), rachid.benlafquih@agriculture.gouv.fr




Salon Formations Post-Bac au Sénégal

Les écoles d’enseignement supérieur agronomique et vétérinaire françaises ont répondu présente pour informer les jeunes sénégalais sur la diversité de formation et les perspectives d’étude au Campus franco-sénégalais.

L’orientation est un moment crucial dans la vie lycéenne, celui des choix déterminants pour l’avenir, le début d’un parcours professionnel. Pour sa nouvelle édition, le salon des formations post bac s’est tenu au Lycée Jean Mermoz de Dakar du 14 au 15 janvier 2022. Organisé par les écoles à programme scolaire français (AEFE) et l’Ambassade de France au Sénégal, conjointement avec les autorités locales, cet évènement a accueilli plus de 2 300 lycéens en présentiel et réuni 74 établissements publics-privés, de France et du Sénégal.

Stands de présentation des formations des différentes écoles françaises présentes au Salon (ONIRIS, ISARA, Uni-LaSalle)

Parmi eux, ONIRIS, UniLaSalle et ISARA. Leur participation et leur implication y compris à travers les conférences ont illustré la diversité et la richesse de l’enseignement supérieur agricole en France. Au programme : informations transmises aux apprenants et leur parents, échange de coordonnées avec les nouvelles recrues ou partenaires potentiels. Au-delà des coopérations inter-établissements existantes, d’autres perspectives se sont esquissées notamment dans le cadre du Campus franco-sénégalais, qui devrait prochainement publier un nouvel appel à projet.

Cette manifestation a aussi donné l’occasion de présenter www.warwi.org, une plateforme accessible à tous cartographiant les dispositifs et les opérateurs de la formation agricole et rural au Sénégal. Cette opération de promotion de l’enseignement agricole au Sénégal s’inscrit dans le principe des 4 engagements pour l’Afrique.

 

Contacts :

Maryline Loquet, Attachée de coopération – Enseignement agricole, Ambassade de France au Sénégal – maryline.loquet@diplomatie.gouv.fr

Rachid BENLAFQUIH, Chargé de mission Afrique / Éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale / Expertise internationale au BRECI-DGER, rachid.benlafquih@agriculture.gouv.fr