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L’expertise française au service du projet FABA

L’expertise de l’enseignement technique agricole a été mobilisée dans le cadre du projet FABA lors de deux missions en avril 2022 afin d’élaborer des collaborations pédagogiques avec des établissements partenaires ivoiriens et camerounais.

Porté par le Cirad et l’Institut Agro, co-financé par le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères et le Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, le projet FABA a pour objectif de développer les formations pour une banane plantain durable en Afrique de l’Ouest et Centrale, à l’attention des producteurs, conseillers et enseignants, afin d’augmenter significativement la production en réponse aux enjeux de sécurité alimentaire, de nutrition et d’emploi, dans une approche innovante, attentive aux jeunes et aux femmes, respectueuse des ressources et du climat et dans la perspective de transférer les acquis du projet à d’autres filières.

Ce projet vise l’intensification agroécologique avec la réalisation de kits pédagogiques en s’appuyant sur des capsules vidéos.

Le projet FABA, c’est quoi ?

Les deux missions menées par l’enseignement technique agricole s’inscrivent dans l’une de ses composantes, consistant en collaborations pédagogiques de sorte à voir comment les établissements africains partenaires pourraient s’approprier et mettre en œuvre les ressources pédagogiques élaborées dans le cadre du projet FABA.

Enseigner à Produire Autrement pour les transitions et l’agroécologie (EPA2)…

En s’appuyant sur l’expérience acquise dans l’enseignement technique agricole au travers du programme  EPA2 d’une part, et de partenariats forts avec la Côte d’Ivoire et le Cameroun d’autre part, il s’est agi de conduire un travail d’analyse des pratiques pédagogiques actuelles dans 2 établissements partenaires ivoiriens de l’INFPA (Bingerville et Abengourou) et 2 établissements partenaires camerounais du programme AFOP (Akonolinga et Sangmélima) et de co-construire des perspectives d’améliorations permettant de mieux prendre en compte les questions de transitions agroécologiques ou d’intensification agroécologique des productions agricoles dans une perspective de création d’emplois, de soutien à l’entreprenariat et l’installation d’agriculteurs, d’amélioration des revenus et des conditions de vie des populations, et de préservation de leur santé et des ressources naturelles.

… en Côte d’Ivoire…

 

… et au Cameroun

 

 

 

 

 

 

Ce travail s’est concentré en particulier sur les stratégies pédagogiques mises en oeuvre par les enseignants afin de stimuler la réflexion des apprenants à l’occasion par exemple de mises en situations nécessitant l’élaboration de résolution de problèmes en proposant des solutions « innovantes » au regard de problématiques ou défis aussi divers que le besoin de produire sans pesticides, la préservation de la biodiversité au champ et des sols, la maîtrise des risques économiques, climatiques et sanitaires, tout en valorisant les savoirs endogènes.

Il a ainsi paru intéressant de regarder particulièrement comment les enseignants créent (ou pas) de l’interactivité avec leurs apprenants, notamment lors de mises en situations pratiques, en s’appuyant sur des supports d’apprentissage, de démonstration ou d’expérimentation tels que des champs écoles par exemple. Il s’est agi aussi de regarder si ces enseignements sont formalisés par des ressources pédagogiques capitalisables, partageables et transférables.

Ce travail d’analyse mené sur les pratiques pédagogiques en agroécologie en général a vocation à ouvrir des perspectives d’améliorations de cet enseignement de façon transversale et inspirer les objectifs plus spécifiques du projet FABA qui est centré sur la banane plantain.

Dans ce contexte il était également nécessaire de comprendre dans quelle mesure les institutions en charge de l’enseignement agricole contribuent aux transitions agroécologiques et à l’intensification agroécologique (produire plus mais mieux par la réduction d’intrants, en rupture avec les révolutions vertes traditionnelles).

Des ateliers de travail fructueux

La première étape a été de caractériser l’enseignement des transitions agroécologiques dans les établissements partenaires camerounais et ivoiriens.

Pour ce faire, les experts français ont d’abord proposé aux apprenants et formateurs des établissements partenaires un questionnaire d’enquête en vue d’analyser les pratiques pédagogiques. Il s’agissait notamment de s’intéresser à plusieurs séries d’interrogations :

– comment les apprenants sont impliqués dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable,

– comment ils sont mis en situation d’acteurs de leur formation, de l’innovation agroécologique,

– comment ils sont sensibilisés à l’économie sociale et solidaire ;

– comment est encouragé l’enseignement de l’agroécologie au sein des établissements par le renforcement de capacités des formateurs ;

– comment est amélioré le renforcement des capacités des agriculteurs sur la pratique de l’agroécologie dans les exploitations agricoles (éventuellement en lien avec les formateurs / conseillers) ;

– comment est valorisée la production d’aliments sains et durables destinés à tous.

Des échanges, sous formes d’entretiens ou de worlcafé, ont permis de faire émerger les forces et faiblesses, les opportunités et menaces des possibilités d’enseigner à produire autrement au Cameroun et en Côte d’Ivoire.

Les experts – directeur (de l’EPL de Pontivy) et directeurs-adjoints (du LPA de Vire et du LPA de Castelnau-le-Lez), directeur de l’exploitation agricole (du LPA de Vire) – ont présenté le plan EPA2 (Enseigner à Produire Autrement pour les transitions et l’agroécologie) et sa déclinaison dans leurs établissements respectifs en Plan Local Enseigner à Produire Autrement (PLEPA). De nouveaux échanges par groupes (apprenants / formateurs / producteurs) ont alors permis de faire émerger un plan d’actions de ce type pour les établissements partenaires camerounais et ivoiriens. Un point focal a été choisi, et un comité de pilotage constitué, de sorte à mener à bien les actions ainsi définies.

De la pédagogie en serious game

Enfin, un partage d’expérience pédagogique ludique a clôturé les ateliers de travail grâce au serious game Agrochallenges, qui a remporté un vif succès, tant auprès des apprenants que des formateurs, signe d’un réel intérêt pour des ressources et pratiques pédagogiques innovantes.

Paroles d’experts

Frédéric Regourd, directeur-adjoint, et Xavier Baudouin, directeur de l’exploitation agricole du LPA de Vire, témoignent de leur mission d’expertise en Côte d’Ivoire :

« Quelques mots sur notre retour d’expérience…

L’objectif de la mission FABA à laquelle nous avons participé au mois d’avril 2022 en Côte d’Ivoire était de renforcer les capacités des producteurs et d’autres acteurs de la filière banane plantain, pour favoriser l’intensification écologique de la culture du bananier plantain par la construction et la diffusion d’outils et de contenus pédagogiques innovants.

Petit retour en arrière : en tant que responsables d’un établissement d’enseignement agricole, le ministère nous a demandé de mettre en place depuis 2020 un PLEPA (Plan Local Enseigner à Produire Autrement). Cette démarche de travail en équipe a permis d’élaborer une stratégie pédagogique pour favoriser les apprentissages de l’agroécologie.

Dans ce contexte, notre mission FABA en Côte d’Ivoire nous a permis de témoigner et de former nos collègues ivoiriens à la démarche de projet pour la mise en place de séquences pédagogiques.

Notre établissement est partenaire depuis de très longues années de l’INFPA et plus particulièrement l’ESEMV (École de Spécialisation en Élevage et Métiers de la Viande) et l’École Régionale d’Agriculture Sud, à Bingerville. Naturellement nous avons pu les rencontrer en priorité, mais nous avons aussi travaillé avec un établissement situé à Abengourou : l’École Régionale d’Agriculture Est.

Le principe a été de rencontrer l’équipe d’enseignants ainsi que les étudiants, une explication de ce qu’est l’agroécologie a démarré la journée, pour ensuite faire place à des tables rondes et des ateliers qui ont permis de voir les besoins de chacun et faire émerger des axes de travail.

La richesse des échanges et la sincérité des relations ont permis d’élaborer en 2 jours sur chaque site deux plans locaux enseigner à produire autrement : une sacrée performance quand on sait que chez nous la même démarche a pris un an !

Cette expérience a été pour nous très instructive et une réussite ! La coopération internationale trouve ici une application concrète avec des équipes pédagogiques qui parlent d’égal à égal et qui ont les mêmes problématiques au niveau des apprenants.

Nous avons pu planifier de futurs échanges à distance afin de poursuivre le travail engagé, le lien entre les équipes pédagogiques est important et la diffusion commune de films du festival Alimenterre permettra de continuer ce riche partenariat.

Un repas ivoirien à base de banane plantain a aussi été réalisé par nos cuisines du lycée agricole de Vire.

Mais déjà, vite après notre retour, a été élaborée une recette à base de banane plantain par notre atelier de transformation, avec la participation d’une étudiante de l’INFPA en mission de service civique.

Et nous avons un projet de mobilité d’une classe de bac pro à Bingerville fin novembre 2022, avec échanges de pratiques sur « produire autrement pour les transitions et l’agroécologie », notamment à l’occasion du SARA (Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales) au cours duquel aura lieu le « Forum franco-ivoirien : agroécologie et enseignement agricole » proposé par le Réseau Afrique de l’Ouest du BRECI/DGER, en partenariat avec l’INFPA.

Prêts pour les prochains échanges 🙂 »

Contacts : Vanessa Forsans, animatrice des réseaux Afrique de l’Ouest et CEFAGRI de l’enseignement agricole, vanessa.forsans@educagri.fr

Rachid BENLAFQUIH, Chargé de mission Afrique / Éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale / Expertise internationale au BRECI-DGER, rachid.benlafquih@agriculture.gouv.fr




Vertus des mobilités africaines #4 : témoignage de Junior aujourd’hui ingénieur qualité

Portrait de Junior TAGNE PETHO, 27 ans, Camerounais, études secondaires au collège Bullier de Saa, aujourd’hui ingénieur qualité chez Nestlé France. 

Je suis arrivé en France à la fin de mes études secondaires dans la ville de Pamiers, au sud de la France où j’ai obtenu un brevet de technicien supérieur agricole en production animale en juin 2015. En effet, originaire du Cameroun d’une famille de producteurs laitiers, j’avais la volonté d’aller plus loin, de maitriser la production la transformation et la valorisation des produits agricoles à l’échelle industrielle et d’acquérir des compétences dans les différents domaines de la filière agricole. Au cours de cette  formation de deux ans,  j’avais acquis des connaissances en élevage, en agronomie, en santé et nutrition animale, en gestion, en génétique et bien d’autres domaines propres à la filière agricole. J’ai ensuite poursuivi par une licence pro « élevage » qui m’a permis en septembre 2016 d’intégrer l’école d’ingénieurs de Montpellier SUPAGRO pour continuer dans la transformation des produits agricoles en industrie agroalimentaire. Cette année de formation et les différents stages que j’ai réalisés m’ont permis de découvrir les différentes techniques de transformation, de conservation, de commercialisation et d’innovation des produits alimentaires… et le domaine pour lequel j’étais fait : la qualité des produits alimentaires.

De 2018 à 2020, J’ai donc choisi de faire une spécialisation en management de la qualité des produits alimentaires et j’ai été admis à l’école d’ingénieurs de PURPAN à Toulouse. Je suis ainsi diplômé de cette école en tant qu’ingénieur qualité.

À ce jour, je travaille chez Nestlé France en tant qu’ingénieur qualité dans le cadre d’un Graduate Programme. Il s’agit d’un parcours en entreprise où les personnes sélectionnées sont envoyées dans différentes missions sur différents postes au sein du groupe pendant 24 mois.

Objectif assigné : monter rapidement en compétences afin d’être prêt pour des postes à responsabilités.

Le site pour lequel je travaille élabore des produits surgelés pour différentes marques du groupe. Au quotidien, je suis les équipes de fabrication pour m’assurer du respect des règles d’hygiène. Je forme également le personnel sur les thématiques de qualité et de bonnes pratiques de fabrication, je suis également les réclamations clients, les résultats d’analyse de produits que nous fabriquons et des matières premières que nous commandons auprès de nos fournisseurs. J’assure aussi le lien entre l’entreprise et les organismes de certifications et je veille au bon respect de la règlementation française et européenne au sein de notre site.

Si, à court terme, je souhaite gagner en expérience, en responsabilité et voir ce qui se fait de mieux dans mon domaine, sur le long terme, je souhaite créer une entreprise innovante dans le secteur de la restauration en France et reprendre l’entreprise familiale et l’exploitation laitière de mes parents au Cameroun. Je n’oublie pas que lorsque mon père m’a permis de venir faire mes études supérieures en France, l’objectif sous-entendu était que je puisse revenir sur la ferme pour développer et pérenniser son activité : production laitière et transformation en yaourts qui à ce moment là était véritablement pionnière au pays…et qui est encore très confidentielle aujourd’hui.

Contacts :

regis.dupuy@educagri.fr, florent.dionizy@educagri.fr

Rachid BENLAFQUIH, Chargé de mission Afrique / Éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale / Expertise internationale au BRECI-DGER, rachid.benlafquih@agriculture.gouv.fr

 

 




Vertus des mobilités africaines #3 : témoignage d’Arielle aujourd’hui enseignante-chercheuse

Portrait d’Arielle Vidal, ex-étudiante de BTS P.A, aujourd’hui enseignante-chercheure à l’INP Purpan, Toulouse.

En 2010, avec le Club UNESCO des Pyrénées, nous sommes partis avec d’autres étudiants pendant  15 jours dans l’Est du Cameroun. Notre séjour avait pour objectif de participer à la construction d’une première école  en matériaux  durables,  destinée aux enfants Baka du campement  de Lakabo. Durant ce séjour, nous avons appris les techniques de  construction en utilisant des matériaux locaux (bois, bambou, raphia, brique de terre) extraits pour la quasi-totalité de  la forêt. Les Baka nous ont amené dans la forêt pour les trouver. En dehors de nos activités de construction, nous avons eu de très beaux échanges avec les habitants et leurs enfants sur leur culture autour de la musique, de l’artisanat, de la chasse… En 2012, je suis retournée avec une autre équipe sur place pour continuer ces projets.  Durant ces années au Club UNESCO des Pyrénées et en partenariat avec l’ONG 09 Cameroun, j’ai pu développer des compétences en gestion de projet (planification, recherche de fonds, développement d’un réseau de partenaires), et en organisation d’événementiel pour financer nos projets au travers de concerts de solidarité intitulés Un concert, une école !. Ces événements se basaient sur les principes du développement local (produits locaux, rémunérations justes des artistes, etc.) afin d’être bénéfique aux deux territoires.

Cette expérience, en Afrique, m’a permis d’obtenir une bourse de thèse financée par l’INRAE et le CIRAD pour étudier la transition agroécologique des élevages agro-pastoraux en France et au Burkina Faso. Durant ces trois années, j’ai pu collaborer avec une équipe de recherche au Burkina Faso (CIRDES). J’ai été en mission dans la région cotonnière de Bobo-Dioulasso pour enquêter les éleveurs et les éleveuses sur les pratiques d’élevage et des acteurs de la production laitière.

Actuellement, je suis enseignante-chercheure à l’INP Purpan de Toulouse. J’enseigne les productions animales (gestion des systèmes d’élevage, agroécologie et économie des filières animales). Mes activités de recherche sont axées autour de la transition agroécologique des élevages dans les pays du Nord (France) et du Sud (Burkina Faso).

Actuellement, je continue des collaborations de recherche avec la participation des acteurs locaux en Afrique comme en France. Mes expériences enrichissent les enseignements pour faire découvrir aux étudiants la diversité des élevages dans le monde. Nous développons, également, la coopération avec le service des relations internationales de Purpan afin que les nouvelles générations d’étudiant.e.s aient l’opportunité de s’ouvrir à des cultures différentes et enrichissent leur parcours.

Contacts :

regis.dupuy@educagri.fr, florent.dionizy@educagri.fr

Rachid BENLAFQUIH, Chargé de mission Afrique / Éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale / Expertise internationale au BRECI-DGER, rachid.benlafquih@agriculture.gouv.fr

 

 

 

 

 

 

 

 




Vertus des mobilités africaines #1 : témoignage de Cyril aujourd’hui agriculteur

Portrait de Cyril Sentenac, ex-étudiant de BTS P.A, aujourd’hui installé en Ariège, à St Ybars.

Étudiants en BTSA PA au LEGTA de Pamiers en 2016, nous avons fait le choix, en tant que groupe de projet PIC (projet initiative et communication), de partir au Cameroun.  Sur la période des vacances de février 2016, nous nous sommes donc « envolés » durant 10 jours dans la forêt tropicale camerounaise à la rencontre de ses premiers habitants, les Pygmées Baka. Notre mission : construire la maison de l’institutrice du campement, et donc permettre aux enfants de cette communauté d’avoir accès à l’éducation. EN 10 jours, notre groupe (6 étudiantes et étudiants) a rempli sa mission.

Pas moins de 8 000€ ont été nécessaires au financement du projet, comprenant les frais de transport, de séjour, les visas et vaccins, le matériel médical, les matériaux de construction…

Plusieurs actions ont été préalablement mises en place pour couvrir ces frais : la vente de produits alimentaires au sein du lycée ou sur des manifestations agricoles départementale, et l’appel aux dons, 11 généreux donateurs, dont en particulier la région Occitanie, ont répondu à notre appel.

Si Nous avons apporté notre soutien à quelques habitants de ce monde, à travers des biens de première nécessité, mais surtout de la joie, l’accès à l’éducation et une maison, nous sommes repartis avec tellement plus ! Avec un maitre mot, le PARTAGE : celui de la nourriture et de la boisson, mais aussi je jeu et le plaisir avec les parties de football et les danses et la musique, les façons de cultiver, de chasser, de penser la forêt et la terre, et enfin le rapport entre la vie et la mort si différent du nôtre.

Pour autant, à notre retour, encore de grandes questions restent encore à élucider :

  • l’éducation « à l’européenne” aura-t-elle un effet de synergie avec leur culture ancestrale ou ne sera-t-elle qu’une nouvelle tête de pont  de la mondialisation ?
  • La plantation de palmiers à huile, vue comme permettant l’accès à un emploi et un salaire, ou bien catastrophe écologique engendrée par la déforestation de masse ?

Nous avons essayé de retranscrire toutes ses idées au travers d’un film, dans l’objectif de motiver les étudiants et les partenaires à continuer ces actions citoyennes.

 

Finalement, si nous avons apporté un peu de notre soutien physique, financier, et donné une parcelle de nous-mêmes, ils ont transformé profondément notre regard sur le monde et influencé nos choix de demain.

Pour moi, ces valeurs sont toujours visibles aujourd’hui, j’ai la volonté d’accueillir des personnes handicapées, des enfants, des parents, … pour leur faire découvrir mon univers, celui d’une exploitation consacrée à l’élevage d’ânesses qui produisent du lait que je transforme en cosmétiques. C’est aussi échanger autour de la production BIO…et plus largement sur l’agriculture en général. Je crois pouvoir retrouver aussi ces valeurs de solidarité dans l’engagement en tant que sapeur-pompier volontaire… « aider le monde » à ma modeste échelle.

Et puis, au delà de ces échanges, je crois que la force et les capacités de résistance de nos amis Baka nous ont permis de relativiser nos propres difficultés dans la création de notre exploitation. C’est une autre leçon, et pas la moindre !

Contacts :

regis.dupuy@educagri.fr, florent.dionizy@educagri.fr

Rachid BENLAFQUIH, Chargé de mission Afrique / Éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale / Expertise internationale au BRECI-DGER, rachid.benlafquih@agriculture.gouv.fr