Séquence SIA 2026 – Au coeur du pastoralisme

Présentation de « Regards croisés sur la transhumance, au coeur du pastoralisme » sous une thématique plus large du renouvellement des générations, la place des femmes et les transitions climatiques.

Séquence sur le stand du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire
Jeudi 26 février 2026, 12h15
Porte de Versailles – Hall 5.2, stand D 050

Table ronde – Pour mieux connaître l’importance de l’élevage pastoral, en écoutant de jeunes éleveurs et de jeunes français et étrangers souhaitant se destiner au pastoralisme, sujet mis en avant à l’occasion de l’année 2026 « Année internationale du pastoralisme et des pâturages.
Une sensibilisation à la valeur sociétale et culturelle dérivée des pâturages et des éleveurs pastoraux, y compris transhumants.

Venez découvrir les expériences de Lizea, étudiante en licence professionnelle en développement et conseil des filières ovines au CFPPA de la Cazotte et Fanny, en certificat de spécialisation conduite d’un élevage ovin lait au CFPPA de la Cazotte, Joseph, berger, consultant agro-pastoralisme, influence et digitalisation des pratiques pastorales, co-représentant pour l’Europe de l’Année Internationale du pastoralisme 2026 et écrivain (issu de l’enseignement agricole à la Motte Servolex), également Mafouz, jeune béninois en service civique au lycée agricole de Digne Carmejane et enfin Fabienne GILOT porteuse du projet Eco-TransH dans le cadre du programme ERASMUS+ Education/Formation au lycée Saint Gaudeins.

 




Du Syunik au Massif central : perspectives pastorales

Le lycée agricole de Rochefort-Montagne a accueilli une délégation arménienne, fin septembre 2025, dans le cadre d’un projet commun dédié à l’agropastoralisme durable. Cet échange constitue une nouvelle étape dans la coopération engagée avec l’établissement de Sissian en Arménie.

Le projet sur l’agropastoralisme durable est porté par deux enseignantes françaises et financé par un budget d’actions internationales du ministère français en charge de l’agriculture. Entre visites d’exploitations, rencontres professionnelles et découvertes pédagogiques, cette immersion a permis d’identifier des modèles transposables en Arménie et d’esquisser de nouvelles pistes de collaboration.

La venue d’une délégation arménienne à Rochefort-Montagne représente une étape importante dans le renforcement des partenariats initiés avec la région du Syunik. Ce projet coordonné par Sylvie Hausard (lycée de Rochefort Montagne) et Fabienne Gilot (lycée de Saint Gaudens), avec l’appui d’Evelyne Bohuon, animatrice du réseau Arménie-Kazakhstan, s’inscrit dans une démarche de coopération durable autour de l’agropastoralisme, de la formation agricole et de la structuration des filières.

Au fil des rencontres, la délégation a découvert une diversité d’initiatives françaises qui témoignent de la richesse du pastoralisme local. La visite de l’exploitation du lycée agricole a permis d’aborder les systèmes d’élevage en agriculture biologique et le rôle essentiel de la ferme pédagogique dans la formation des apprenants. Les échanges avec les enseignants et les élèves, notamment lors de travaux pratiques en zootechnie et en agronomie, ont mis en lumière une pédagogie active et professionnalisante. Ce modèle a particulièrement intéressé les enseignants arméniens, qui souhaitent développer davantage d’enseignements pratiques.

Filière bovine : Coopération d’Estive d’Auvergne

Côté filières, les découvertes ont été tout aussi marquantes. Le fonctionnement de la Coopérative d’Estive d’Auvergne, qui mutualise la gestion estivale de troupeaux bovins sur 300 hectares, a suscité un vif intérêt. En Arménie, la gestion collective des troupeaux n’est pas encore développée et ce modèle apparait comme une piste pertinente, notamment pour Tigran, membre de la délégation et porteur d’une coopérative locale en Arménie. Les discussions avec les chargées de mission d’Auvergne Estives et du parc naturel régional des Volcans d’Auvergne ont également permis de présenter les dispositifs agro-environnementaux, véritables leviers de soutien pour les exploitants.

Autre exemple : les ovins et le paysage

Un autre exemple original d’utilisation d’ovins pour entretenir les paysages de la Chaine des Puys (volcans d’Auvergne) a été vu avec la visite du troupeau mobile du lycée agricole. Maël, le berger, a présenté des brebis bien pleines après leur saison d’estive sur des surfaces prioritaires pour l’entretien de la biodiversité et des paysages, définies avec le Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne.

Table ronde : Échanges riches

L’organisation collective de la filière ovine a également suscité des échanges particulièrement riches lors d’une table ronde réunissant différents acteurs de la coopérative COPAGNO, de la Commission Ovine des Pyrénées Centrales et du GIEE Agrivaleur – avec ses représentants professionnels, ses éleveurs et un formateur du lycée de Saint-Gaudens. Chacun a pu présenter ses travaux, ses modes de fonctionnement notamment pédagogiques et répondre aux nombreuses questions des éleveurs de la délégation.

L’exemple de la filière IGP Agneau des Pyrénées a notamment permis d’illustrer concrètement la structuration d’une démarche collective, depuis la production jusqu’à la commercialisation, en mettant en lumière le rôle essentiel des associations de qualité dans la traçabilité et la valorisation des produits.

En Arménie, où les producteurs assurent encore eux-mêmes l’abattage et la vente directe, les expériences françaises partagées lors de cette rencontre ouvrent des perspectives inspirantes pour engager, à terme, une organisation collective renforcée et des démarches « qualité » structurées.

Transformation fromagère

La délégation a également été impressionnée par le fonctionnement intégré de filières locales, comme celle de Saint-Nectaire fermier au GAEC du bois-joli, où les visiteurs ont pu mesurer l’importance d’une gestion fine des prairies naturelles et d’une transformation réalisée sur place, de la production à la commercialisation en passant par l’affinage.

Valorisation des co-produits : Terre de laine

La question de la valorisation des co-produits, en particulier la laine, a trouvé un écho particulier lors de la visite de l’entreprise coopérative Terre de laine. L’Arménie valorisant très peu sa laine. Aujourd’hui, le modèle présenté – de la tonte locale à la fabrication de panneaux d’isolation, textiles ou accessoires – a immédiatement retenu l’attention des visiteurs, qui y voient un fort potentiel de développement.

Au delà des aspects techniques, cette mission a surtout été l’occasion d’échanges humains intenses et enthousiastes. Les enseignants arméniens se sont dits « enchantés » par la qualité des rencontres, la transparence des présentations et la concrétisation des échanges initiés lors de la mission précédente en novembre 2024. Plusieurs pistes ont émergé pour la suite : mise en place d’un modèle de coopérative d’estive, développement de la filière ovine, renforcement des pédagogies pratiques, et même l’idée d’un futur projet Erasmus pour prolonger la coopération.

Cette semaine d’immersion confirme la pertinence et le potentiel du partenariat entre la France et L’Arménie dans le domaine de l’enseignement agricole. En partageant leurs expérience et leur savoir-faire, les acteurs des deux pays contribuent à construire un agropastoralisme plus durable, fondé sur la complémentarité des pratiques et la transmission de connaissances. Une dynamique prometteuse, dont les prochains mois pourraient déjà écrire de nouvelles pages. Rendez-vous en 2026, dans un cadre privilégié de l’année du pastoralisme !

2026 – Année du pastoralismeL’ONU a proclamé 2026, Année internationale du pastoralisme et des pâturages. L’accent est mis d’une part sur l’élevage pastoral et les paysages qui y sont associés, et d’autre part sur les familles de bergers et d’agriculteurs qui pratiquent ce type d’élevage.

Contacts : Évelyne BOHUON, animatrice du réseau Arménie / Kazakhstan – evelyne.bohuon@educagri.fr, Stéphanie MANGIN, chargée de coopération Europe au BRECI/DGER – stéphanie.mangin@agriculture.gouv.fr

 




35 ans de « Stage 250 » Agri

Il était une fois, en 1990, une visite au Maroc du Ministre français de l’agriculture… 35 ans plus tard, des expériences de vie entre le Maroc et la France, ce sont des histoires d’agriculture, de nature et d’amitié.

L’homologue marocain du ministre de l’agriculture évoque l’idée que les futurs cadres agricoles du Maroc puissent découvrir l’agriculture française à travers un stage en exploitation agricole. Trouvant l’idée intéressante, le Ministre français propose 2 places dans chacune des 125 fermes des lycées agricoles.

2×125 = 250 ! c’est ainsi que le stage 250 est né.

35 ans après, ce dispositif fête dignement son anniversaire par la signature, à Paris, de son renouvellement pour 10 ans et souffle ses bougies à Marrakech-Souihla lors d’un comité de pilotage de l’arrangement administratif entre la DEFR et la DGER, les 2 directions en charge de la formation et de la recherche agricole au Maroc et en France.

Après avoir été contraint à une pause durant la période COVID, le stage 250 a redémarré en 2023 avec quelques adaptations. Du côté de l’enseignement supérieur, chaque année, environ 80 étudiants de L’École Nationale d’Agriculture de Meknès (ENA) l’ENA Meknès et de l’Institut Agronomique et Vétérinaire HASSAN II (IAV) effectuent soit des stages individuels en entreprise, en centre de recherche ou en cabinet vétérinaire, soit une visite d’étude de 2 semaines permettant de visiter le pôle agronomique montpelliérain et de découvrir l’organisation du développement agricole dans une région française.

En ce qui concerne l’enseignement technique, la formule retenue reste celle d’un stage dans une exploitation agricole (privée ou de lycée) ou dans l’atelier de transformation agroalimentaire d’un établissement de formation. En 2025, 45 étudiants en 2ème année de formation de techniciens spécialisés (équivalent à nos BTS), issus de 17 Instituts de techniciens spécialisés en agriculture (ITSA), répartis sur le territoire marocain, ont bénéficié de ce programme.

Ils ont effectué un stage de 6 semaines en France, seuls ou en binômes, dans les exploitations agricoles de 11 établissements d’enseignement agricole mais également chez 20 agriculteurs privés, partenaires de l’enseignement agricole français.

Ainsi, 21 filles et 24 garçons ont pu se familiariser avec l’agriculture française, dans des domaines aussi variés que le maraichage, la viti-viniculture, l’apiculture, l’oléiculture, l’élevage bovin, caprin, ovin ou de volaille, la transformation des produits laitiers ou des plantes aromatiques, etc.

Moi, c’est Yassine, 20 ans, made in Rabat, Maroc

La plupart des exploitations qui les ont accueillis pratiquent l’agriculture biologique, ce qui a bien inspiré les stagiaires comme Yassine, stagiaire dans une exploitation de la Nièvre :

« Je suis actuellement en immersion dans une exploitation agricole qui transforme ses fruits en jus, vinaigre et cidre — autant dire que je ne vois plus les pommes de la même façon ??
Ici, j’apprends autant avec mes bottes qu’avec ma tête : du verger à l’atelier de transformation, je découvre le quotidien d’une ferme engagée dans le bio, avec ses valeurs, ses défis… et pas mal de brouillard matinal ?️ Toutes ces tâches m’ont permis de développer ma précision, mon sens de l’observation, mais aussi mon endurance physique. Travailler en maraîchage, c’est apprendre à être attentif au moindre détail : un changement de texture, une tache suspecte, un excès d’humidité… tout compte. Le maraîchage bio, c’est de la rigueur, de l’adaptation, de la patience… mais aussi beaucoup de satisfaction quand on voit un champ bien conduit, sain, et prêt à nourrir les gens avec des produits sains.

[En tant que caissier dans la boutique paysanne] j’ai appris la rigueur, la gestion rapide des situations, et surtout, le sens de la relation client : accueillir avec le sourire, écouter, expliquer l’origine des produits. Ce contact direct avec les clients, les producteurs et même les machines (parfois capricieuses), m’a permis de développer ma confiance à l’oral, de mieux présenter un produit, et de faire passer mon message malgré mon petit accent marocain (qui, au fond, ajoute une touche d’authenticité ?). Cette immersion m’a aussi ouvert les yeux sur la valeur des circuits courts, sur l’importance de l’engagement local… et sur le fait que l’agriculture, ce n’est pas que dans les champs : c’est aussi dans les échanges, les vitrines, et la relation humaine.
Mon objectif ? Lancer bientôt un projet de maraîchage bio, mais version high-tech : capteurs, arrosage précis, gestion intelligente… Bref, l’agriculture qui respecte la planète sans oublier l’innovation ! »

Ce stage n’a pas été qu’une immersion professionnelle — c’était aussi une belle aventure humaine, pleine de découvertes, de fierté, et d’émotions. Autant de moments qui donnent du sens à ce métier et nourrissent profondément la motivation. »

Retrouvez le blog de Yassine : Du Maroc aux champs français : mon immersion en agriculture

Nous, venus d’ailleurs

De leur côté, voici ce que Bouchra et Fatima Ez-Zahra retiennent de leur stage sur l’exploitation du lycée agricole de Nimes Rodilhan :

Bouchra en stage au Lycée de Rodilhan, travail de la vigne jusqu’à l’élevage en cave

« Au-delà des compétences techniques, ce stage nous a offert bien plus. Nous avons découvert une culture du travail bien fait, une écoute de la plante, une rigueur portée avec amour.
Et surtout, nous avons rencontré des personnes passionnées, disponibles, prêtes à transmettre leur savoir sans retenue. Leur patience, leur bienveillance, leurs conseils nous ont profondément marquées.
Dans cette exploitation, tout est lié : la vigne, l’eau, la cave, la technologie, les équipes… et nous, venus d’ailleurs, mais accueillis comme si nous avions toujours fait partie de cette famille de la terre.

Blog de Bouchra : Le Maroc à Nîmes dans le cadre du « Stage 250 »

Et Fatima Ez-Zahra complète avec ces éléments :

« Mon maître de stage accorde une grande importance à l’agriculture durable. Parmi les pratiques mises en œuvre, on retrouve : l’usage minimal ou l’absence de produits phytosanitaires chimiques, le désherbage mécanique en remplacement des herbicides, l’agriculture biologique ou en conversion, un mode de production bas-carbone, respectueux de l’environnement, une valorisation locale des produits pour limiter les intermédiaires et soutenir le territoire.

En France, j’ai trouvé des idées pour adapter certaines pratiques agroécologiques à notre contexte local à Ouled Teïma. Et pourquoi pas, inspirer d’autres jeunes femmes rurales à s’engager dans l’agriculture de demain. »

Pour en savoir plus : Portrait de Fatima sur Moveagri, Témoignage de Hamza

Moveagri : le réseau des étudiants de l’enseignement agricole qui bougent à l’étranger !

l’ENA Meknès, Etablissement Public Marocain d’Enseignement Supérieur Agronomique, l’Institut Agronomique et Vétérinaire HASSAN II (IAV)

Contact : Anne-Laure ROY, chargée de mission Asie, Bureau des relations européennes et de la coopération internationale, anne-laure.roy@agriculture.gouv.fr, Bertrand WYBRECHT, Conseiller agricole adjoint à l’ambassade de France à Rabat, Jan Siess, animateur du réseau Maroc de l’enseignement agricole – jan.siess@educagri.fr




Élevage bovin du futur

L’École centrale chinoise de radiodiffusion et de télévision agricoles (CABTS) et le réseau Chine de l’enseignement agricole français ont organisé un webinaire « vision croisée franco-chinoise » qui a mis en miroir la vision de l’élevage bovin du futur dans les deux pays.

Depuis le comité de pilotage de l’arrangement administratif franco-chinois sur la formation professionnelle agricole, le référent en Chine pour la collaboration avec la France dans ce domaine est la CABTS.  Créée en 1980, cette institution est placée sous l’administration du ministère de l’Agriculture et des Affaires rurales de Chine (MARA) et gérée conjointement par 17 ministères et commissions, spécialisée dans l’éducation et la formation des agriculteurs. En combinant les TIC-Technologies de l’information et de la communication modernes aux méthodes d’éducation traditionnelles, la CABTS s’est engagée à fournir des services publics aux zones rurales et aux agriculteurs en Chine, notamment l’éducation et la formation, la promotion de la technologie, la vulgarisation scientifique et la diffusion d’informations, etc.

La CABTS, un partenaire de qualité

Fin 2022, il y avait 34 écoles au niveau provincial, 256 au niveau municipal, 1 693 au niveau du comté et 16 451 écoles pratiques d’agriculture. On parle de la CABTS comme étant la plus grande école agricole ouverte au monde. En plus des cours en présentiels dispensés dans le réseau de ses nombreuses écoles, elle propose un large panel de formation en ligne sur sa plateforme dédiée www.ngx.net.cn et une application mobile 云上智农 (traduction : agriculture intelligente sur le cloud).

Lancer de nouveaux projets

Au regard de la dynamique qu’il existe entre les deux pays sur le sujet du bovin allaitant et l’envie chinoise d’échanger autour des nouvelles technologies, le thème du nouveau webinaire organisé conjointement fut rapidement trouvé.

Pour parler des différentes technologies et approches des deux pays dans l’élevage intelligent, suite aux discours introductifs prononcés par Mme Wang, directrice-adjointe à la direction des Sciences et Technologies du MARA, et Mme Roy, chargée de mission Asie au Bureau des Relations Européennes et de la Coopération Internationale de la DGER, 5 experts se sont présentés face à la centaine de participants du webinaire.

La technologie au service du bien-être animal

Sylvain Chanéac, directeur de l’exploitation de l’EPL de Dax, a présenté à tous comment il avait intégré dans ses pratiques, des outils innovants permettant de lui simplifier la vie. Que ce soit du détecteur des chaleurs, aux caméras de surveillance, la technologie se met toujours au service du bien être des animaux et de l’éleveur.

Clément Allain, chef de projet Élevage de Précision à l’IDELE, a effectué une présentation de l’Institut de l’élevage. Il a ensuite partagé les résultats de l’enquête de fin 2024 sur l’état des lieux de l’adoption des nouvelles technologies dans les élevages français. Il a ensuite mis en avant les projets de R&D (Bebop, Phéno3D, Icaerus, etc.) qu’il suit et qui permettront aux élevages français de rester à la pointe de la technologie dans les années futures. Il a terminé par une présentation des infrastructures accompagnant les éleveurs et acteurs de l’élevage dans cette transition numérique.

 

Le troisième intervenant français représentait quant à lui les entreprises nationales du secteur. Thomas Aubry, directeur des opérations à iOtee s’est appuyé sur un diaporama riche d’images afin de présenter son entreprise puis de dérouler sur l’ensemble des solutions innovantes développées par iOtee afin de permettre aux éleveurs français et européens d’avoir une approche durable et avancée dans la conduite de leurs exploitations.

Nouvelles technologie et traditions locales

Wang Jingjun, professeur agrégé et directeur du bureau de l’École des sciences et technologies animales de l’institut technique professionnel d’élevage et de médecine vétérinaire du Shandong, a pris la parole pour présenter son établissement puis en quoi ses collègues et lui accordent une attention égale à l’éducation et aux services pour créer une industrie bovine intelligente et haut de gamme en Chine. Il a développé une partie du contenu des référentiels, proposés par son école, dans le domaine de l’élevage bovin et mis en avant comment, sur les plateformes techniques de l’établissement, la technologie était déjà au service de l’éleveur.

Pour la deuxième intervention chinoise, Yang Kong, professeur agrégé de l’institut technique professionnel agricole des Trois Gorges de Chongqing, nous a parlé des pratiques innovantes dans la formation des futurs professionnels en élevage dans le sud-ouest de la Chine. Sa présentation très riche en illustrations, nous a permis de bien comprendre comment son établissement, s’adaptait aux conditions pédoclimatiques et culturels locales pour proposer des formations adaptées aux terrains. Il a développé quelles étaient les pédagogies typiques à cette zone géographique de la Chine et comment les nouvelles technologies avaient su épouser les traditions locales.

Webinaire, une technologie apprivoisée

L’exercice du séminaire dématérialisée n’est jamais évident, surtout lorsqu’il inclut la traduction consécutive de termes très professionnels. Pour autant, au fil des années et des différentes expériences, force est de constater qu’aussi bien côté français que côté chinois, les interventions sont de plus en plus agréables à suivre et d’un contenu toujours plus riche, comme ce fut le cas lors de ce webinaire.

Si vous souhaitez vous en rendre compte par vous-même et découvrir plus en détails toutes les informations partagées durant les différentes présentations, n’hésitez pas à visionner la vidéo.

Lien vers le webinaire sur You-Tube

A lire aussi les articles : Steppe by steppe, Chine-France, former les formateurs par la pratique, Les tribulations de la Simmental en Chine

Contact : Max Monot, animateur national du réseau Chine de l’enseignement agricole, max.monot@educagri.fr