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Résidence Pro-Agri à la Villa Medicis

La Résidence Pro de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis est un programme pédagogique ambitieux qui accueillera 600 lycéens de 24 établissements en mai 2023 et mettra à l’honneur l’excellence des filières françaises d’enseignement professionnel y compris les filières agricoles.

Les directions régionales de l’alimentation, l’agriculture et de la forêt (DRAAF) et des affaires culturelles (DRAC) de Provence-Alpes-Côte d’Azur soutiennent un projet innovant, dont l’initiative revient à l’Académie de France à   Rome, la Villa Médicis depuis le projet pilote lancé en 2021 avec les jeunes de la région Nouvelle-Aquitaine, qui a permis d’accueillir 300 élèves en mai 2022 sur la thématique de la filière bois (construction, sylviculture) à travers le Campus des Métiers et des Qualifications Forêt Bois Nouvelle-Aquitaine qui coordonne l’ensemble des établissements professionnels du territoire. Ainsi chaque édition est conduite avec plusieurs régions et déployée sur une année pour valoriser les talents et savoir-faire territoriaux.

Pour la seconde édition, la Résidence Pro double ses effectifs en accueillant près de 600 lycéens toutes filières professionnelles confondues au printemps 2023. Ce projet de Résidence Pro permettra de valoriser le travail et les 12 « projets remarquables » réalisés par les 270 élèves inscrits dans les 12 lycées publics d’enseignement agricole de la région PACA, qui partiront à Rome une semaine en mai 2023.

Les métiers d’art et les secteurs de l’art de vivre tels que l’alimentation (Grand-Est) ainsi que les métiers du vivant en lien avec la nature et l’humain seront les champs couvert par l’édition 2022-2023 pour explorer toutes les expressivités techniques, sociales, artisanales et artistiques particulièrement à travers l’environnement, le développement durable, l’aménagement paysager ou encore le service à la personne (PACA), domaines dans lesquels les jeunes de l’enseignement agricole peuvent s’exprimer.

Après huit mois de recherche et de travail en groupe dans leur établissement sur des oeuvres choisies (telles que la gastronomie, le jardin botanique de Rome… etc), les élèves se rendront à Rome pour une semaine de résidence à la Villa Médicis selon un programme conçu sur mesure associant ateliers d’expérimentations, rencontres avec des professionnels de leurs filières et avec des artistes en résidence.

C’est une initiative qui répond pleinement aux objectifs d’éducation artistique consistant à encourager la participation de tous les jeunes à la vie culturelle par l’acquisition de connaissances, par un rapport direct aux œuvres, ou encore par la rencontre d’artistes et de professionnels de la culture.

Connecter les domaines de compétences des filières professionnelles aux arts et à la culture européenne, conduire un projet collectif transdisciplinaire, donner des outils aux élèves pour restituer leur travail et porter leur voix, susciter ou renforcer des vocations, ouvrir de nouveaux horizons par l’expérience du voyage et la découverte d’un lieu qui accueille les artistes d’une génération : autant d’ambitions pour ce programme d’égalité des chances imaginé par la Villa Médicis en collaboration avec les partenaires et les équipes pédagogiques.

Ce programme permettra aussi de mettre en lumière les nombreuses richesses de l’enseignement agricole, qui forme à plus de 200 métiers en lien avec le Vivant, donc d’accroître sa notoriété auprès du grand public et hors des frontières.

Le communiqué de presse qui concrétise le lancement de la campagne de communication autour de la Résidence Pro 2022-2023, détaille la construction du projet, le programme et les porteurs (y compris les 12 établissements agricole de la région PACA) et les partenaires soutenant le dispositif.

Pour découvrir le projet pilote de la Résidence Pro, vécu par les jeunes de la région Nouvelle-Aquitaine, lisez l’article et écouter le podcast réalisé en immersion avec les élèves et les professeurs.

Crédits photographiques : Marguerita Nuti

Contact : Patrice CHAZAL, Chef du service régional de la formation et du développement – DRAAF PACA

Jean-François BRISSE, chef de Pôle et référent Coopération internationale à la DRAAF-SRFD PACA, jean-francois.brisse@agriculture.gouv.fr




Oser sortir de sa zone de confort !

Angélique Vilsalmon témoigne sur ses choix d’études qui ont bouleversé ses habitudes et le cours de sa vie lorsqu’elle a osé franchir les frontières pour apprendre, découvrir et travailler outre-atlantique et revenir en Europe. Voici sa vision de l’aventure !

Après un bac professionnel Services à la personne et aux territoires (SAPAT), j’ai préparé un BTS Assistant de Manager. Dans le cadre de ce BTS, j’ai saisi l’opportunité d’effectuer un stage de 5 semaines à Malte. J’ai alors découvert et vraiment adoré la vie à l’étranger. Après l’obtention de mon diplôme, j’ai voulu changer complètement de domaine, pour m’orienter vers les métiers de l’aéroportuaire. Cependant, une maîtrise de la langue anglaise est exigée pour accéder à ce type de formation.

Se perfectionner en anglais

C’est alors que j’ai décidé de partir aux États-Unis pendant 1 an, en tant que Jeune Fille Au Pair et ainsi améliorer mon anglais. Vivre un an aux Etats-Unis a confirmé mon souhait de vivre à l’étranger : j’ y étais épanouie et plus heureuse qu’en France. De retour en France, un mois et demi après, j’étais à nouveau prête à partir.

De retour en Europe, destination Portugal

Pendant deux ans, j’ai travaillé au Portugal en tant que conseillère de réservation. En 2022, je me suis envolée pour la Hongrie, et je vis actuellement à Budapest et tout se passe très bien !

Connaître Budapest et sa région

Travailler à l’étranger me permet de voyager plus facilement, de découvrir le pays, les villes voisines de Budapest, de comprendre la vie, le quotidien des gens. Cette approche est plus enrichissante que lorsque l’on voyage en simple touriste.

Ce qui me plaît le plus à Budapest, c’est l’architecture et les bâtiments le long du Danube, c’est incroyable !

Aujourd’hui, je travaille pour Agoda, une agence de voyage en ligne, qui propose un service de réservation de chambres d’hôtels et de billets d’avion, principalement dans la zone Asie-Pacifique. La langue utilisée dans l’entreprise est l’anglais, mais les échanges peuvent se faire dans d’autres langues pour répondre aux partenaires (français, italien, espagnol, russe, arabe…).

Mon travail consiste à répondre aux emails et aux appels téléphoniques des partenaires, à les assister pour l’utilisation de l’extranet (nouvel accès, paiement, réservation…) et à gérer les disponibilités sur le site. J’ai un contrat pour une durée d’un an, renouvelable.

Nostalgique de la gastronomie française

Ce qui me manque le plus à l’étranger, je dirais que c’est la nourriture française !

Le plus dur a été aux États-Unis, car c’est loin et c’est très cher (ex : un pain au chocolat coûte 4 $, ce qui équivaut à peu près à 4€ !). De retour en Europe, c’est beaucoup plus facile et surtout moins cher d’obtenir des produits français. « Notre » cuisine reste mon péché mignon et c’est là que je me rends compte qu’aucune autre cuisine n’égale la gastronomie française !

Lors de mes expériences dans ces 3 pays, un accompagnement par l’organisme ou l’entreprise d’accueil a facilité l’obtention des documents administratifs nécessaires pour mon séjour (par exemple numéro de sécurité sociale ou numéro d’impôts).

Mes voyages m’ont appris à relativiser, à être plus persévérante, plus patiente pour surmonter les difficultés rencontrées.
Le voyage me forme et je me découvre chaque jour .

Vous pouvez suivre mon périple aux travers de quelques vidéos et sur les réseaux sociaux :
https://www.youtube.com/channel/UCZJFEzom48b5R01XYGzP3og
https://www.instagram.com/angeliquevln/

Sans forcément faire le tour du monde, les jeunes de l’enseignement agricole bougent à l’étranger pour réaliser un stage, une période d’étude pendant leur cursus de formation ou après l’option de leur diplôme. Ils racontent et donnent des conseils sur leurs blogs Moveagri.