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Ranto déborde de projets après un service civique à Pau

Ranto Rakotondramanana

J’ai 23 ans et je suis Malgache. Lors de mon service civique au LEGTA de Pau Montardon, j’étais chargé d’appui aux activités socio-culturelles auprès de jeunes lycéens. A la base, j’étais intéressé par l’environnement, mais aujourd’hui je suis intéressé par l’environnement et l’agriculture, et j’insiste sur cet aspect qui très important pour moi ; je suis aussi un amateur en basket. Durant ce service civique j’ai développé plusieurs compétences mais c’est surtout ma confiance en moi et ma volonté d’entreprendre des projets qui ont changé, évolué.

Aujourd’hui je suis en Master à l’université de Soavinandriana en Itasy, en Gestion et valorisation des Ressources Naturelles, et avec un ami nous avons mis en place une coopérative dans la Région d’Andolofotsy en Itasy qui n’est pas encore pour le moment déclarée. Grâce à cette coopérative on vend des produits dans la capitale, ce n’est pas encore très régulier mais on débute et on a bon espoir de percer dans les mois qui viennent.

Mon projet à court c’est tout d’abord de finir mon Master, de travailler pour l’Etat et faire évoluer le projet de coopérative. Le projet à long terme, c’est d’investir dans l’immobilier, avoir une grande coopérative en Itasy, et créer une association liée à l’éducation.




Ramatou, consultante en cacaoculture après un service civique au lycée agricole de Fayl-Billot

Ma mission de service civique au LPA de Fayl-Billot

Alors étudiante à l’INFPA, plus précisément à l’École Régionale d’Agriculture de Bingerville, j’ai effectué de novembre 2018 à juin 2019 une mission de service civique au LPA de Fayl-Billot. Cette mission, intitulée « Maraîchage biologique et horticulture », consistait en particulier à mettre en place plusieurs cultures maraîchères et à utiliser des engins agricoles.

Ce que m’a apporté cette mission de service civique

Le service civique m’a permis de vivre une nouvelle expérience, de gagner en confiance, en compétence. Il m’a permis d’échanger, d’apprendre des valeurs des autres, d’avoir une ouverture sur le monde extérieur et de mieux réfléchir sur mon propre avenir.

Pour en savoir plus, vous pouvez visionner mon témoignage lors des rencontres des réseaux Afrique de l’Ouest au LEGTA Le Chesnoy :

Mon emploi en Côte d’Ivoire

Désormais, je suis consultante agricole, coach de durabilité COMDEV (Développement Communautaire). Il s’agit d’un contrat de prestation de service avec la société SACO (Société Africaine de Cacao).

Mon travail se base sur des enquêtes, sur le droit de l’homme, le travail des enfants dans le domaine du cacao… Je travaille avec des coopératives agricoles, des producteurs et manœuvres dans les champs, après avoir pris un rendez-vous avec eux.

C’est un contrat de 11 mois renouvelable, je vais continuer jusqu’à avoir les moyens de m’installer à mon propre compte.

Contact : vanessa.forsans@educagri.fr




Cuniculteur près d’Abidjan après un service civique au lycée agricole de Vire

Jean-Pierre Ouattara, ancien service civique au lycée agricole de Vire, revient sur son expérience en France et ses projets professionnels actuels en Côte d’Ivoire.

Ma mission de service civique au LPA de Vire

Alors étudiant à l’INFPA, plus précisément à l’École de Spécialisation en Élevage de Bingerville, j’ai effectué de novembre 2018 à juin 2019 une mission de service civique au LPA de Vire, en binôme avec mon collègue Thierry Koffi. Cette mission, intitulée « Tisser des liens entre l’exploitation agricole et ses utilisateurs », comportait divers aspects :

– Participer à la vie quotidienne de l’exploitation et de l’EPL pour bien comprendre la stratégie et son fonctionnement.

– Participer activement à la réflexion sur le projet de méthanisation (organisation des visites et rencontres de formation, d’échanges, en s’appuyant sur les autres collègues du groupe dont fait partie l’exploitation du lycée agricole).

– Participer à la communication de ce projet auprès des différents usagers de l’exploitation : formateurs, enseignants, apprenants, agriculteurs, collectivités, consommateurs, partenaires du monde agricole, médias… tout en développant des outils de communication (plaquettes, réunions publiques, suivis des travaux, réseaux sociaux).

– Participer à des actions d’Éducation à Citoyenneté et à la Solidarité Internationale (ECSI).

– Intervenir auprès et avec des élèves pour présenter mon pays sous les angles culturels, sociaux, historiques, économiques, agricoles.

Pour en savoir plus sur le déroulement de ma mission de service civique, vous pouvez visionner mon témoignage, enregistré lors des Rencontres du Réseau Afrique de l’Ouest au LEGTA Le Chesnoy en janvier 2019 :

 Jean-Pierre Ouattara – témoignage service civique 2019

Ce que m’a apporté cette mission de service civique

Cette mission de service civique m’a permis d’un point de vue personnel de vaincre ma timidité et aussi de découvrir tout le potentiel relationnel qui était enfoui en moi. Quant au plan professionnel, j’ai pu développer des aptitudes telles que l’abnégation au travail, le sens de la responsabilité, le travail en équipe, tisser et entretenir des liens entre professionnels,  le tout avec une plus grande ouverture sur le monde.

La création de mon activité cunicole en Côte d’Ivoire

Après ma mission de service civique j’ai décidé de retourner au pays afin de finaliser mon BTSA à l’INFPA et de pouvoir mettre en pratique les compétences acquises en France.

C’est ainsi qu’à travers une aide de l’OFII j’ai pu mettre en œuvre un projet d’élevage cunicole dans la périphérie d’Abidjan. J’ai bénéficié d’une subvention de 5000€ répartis en deux phases (70% d’abord puis 30 % pour la deuxième phase de la subvention totale).

Le projet dans son ensemble est composé de 55 lapins reproducteurs répartis en deux groupes :
30 reproducteurs pour la phase 1 et 25 reproducteurs pour la phase 2. Il faut noter que la phase 1 est  terminée et je suis en attente pour l’exécution de la phase 2 qui consistera à augmenter ma capacité de production afin de mieux rentabiliser l’investissement. Un volet publicité/communication est également prévu dans cette deuxième phase.

Mon activité propose des lapins de consommation (vifs ou en carcasses) et des lapins pour la reproduction. Les clients sont des particuliers, des restaurants et réceptifs hôteliers, généralement c’est sur commande et nous assurons la livraison.

Mon projet à court terme consistera à donner une bonne assise à l’activité que je mène actuellement.

Heureux de partager cette riche expérience avec vous !

Contacts et informations : vanessa.forsans@educagri.fr




De retour en Afrique après un service civique en lycée agricole (2)

Elle s’appelle Jemima Hounnouvi, a 23 ans, et a créé son entreprise de pisciculture au Bénin, après un service civique au lycée agricole de Château-Gontier.

Ma mission de service civique au LPA de Château-Gontier

Après ma licence en agronomie, j’ai été retenue pour une mission de volontariat de service civique en octobre 2019. Cette mission a été possible grâce à France Volontaires et l’OBSVJ (Office Béninois des Services de Volontariat des Jeunes), en partenariat avec CREDI-ONG (Centre régional de Recherche et d’Éducation pour un Développement Intégré) et le Lycée des Métiers de l’Agriculture de Château-Gontier, ainsi que le Refuge de l’Arche. Mon travail pendant ma mission a été d’abord de représenter les valeurs culturelles de mon pays auprès des élèves et personnels du lycée, mais aussi de capitaliser des expériences dans le domaine de la faune locale.

Parallèlement au travail à l’animalerie du lycée et au Refuge de l’Arche (pour la protection de la faune sauvage), j’ai beaucoup participé aux activités de pisciculture, comme la pêche d’étang avec le directeur de la pisciculture du lycée des métiers de l’agriculture, sur le site de production aquacole. Pour la fin de ma mission, j’ai réalisé une conférence webinaire qui a été diffusée en direct sur ma page Facebook.

De retour au bercail le 28 juin 2020, j’ai démarré ma restitution le 06 juillet pour finir le 06 octobre. Durant cette période, j’ai pu partager mes expériences en matière d’organisation du travail en tant qu’assistante du chargé de tourisme à CREDI-ONG, dans la commune d’Abomey-Calavi.

La création de mon activité piscicole au Bénin

Pendant ma mission, j’ai eu connaissance par France Volontaires de l’opportunité que l’OFII offre pour une réinsertion au retour. C’était important pour moi de la saisir vu que j’avais un projet d’entreprenariat, mais pas les moyens financiers nécessaires pour le mener à bien.

À mon retour au Bénin, dans le cadre de la restitution de la mission (3 mois avec CREDI-ONG), j’ai aussi réalisé des investigations avec le gérant d’une entreprise petit poisson qui est partenaire de CREDI-ONG. J’accompagnais mon supérieur sur les sites de production de poisson tilapia. Nous allions voir aussi les marchands installés sur les lacs afin d’aider à la distribution des poissons aux revendeurs et grossistes à la fin des cycles. Après avoir remarqué la rentabilité de cette technique de production et la disponibilité du marché, j’ai donc décidé de me tourner vers ce projet avec l’opportunité offerte par l’OFII.

Ainsi, j’ai choisi de mettre en place le projet « production et vente de poisson tilapia ». Le site d’implantation est le lac Toho, situé dans la commune de Ouidah, à 28km de Cotonou.

Mon projet consiste donc à produire du poisson tilapia monosexe dans des cages fixes sur un lac. Il s’agit de prendre des alevins et passer à l’étape de grossissement. Ces alevins sont déposés dans une cage fixe installée dans le lac pour engraissement jusqu’à maturité. Les alevins après engraissement auront le poids moyen de 400 grammes requis au moment de la vente. Avec une estimation de 12 tonnes 600 kg de poissons d’ici 5 ans, mon objectif à moyen terme est de rassurer la clientèle en ce qui concerne l’approvisionnement en poisson.

Enfin, ce projet de production de poisson me permet d’avoir une autonomie financière. Il facilitera la création d’emploi et apporte déjà une contribution à l’économie locale.