Le Cameroun en ligne… de mire

Renforcer la dynamique de réseaux, favoriser les échanges, valoriser et capitaliser les initiatives pour co-construire en réseau de nouveaux projets… en 2026

Le WebinAfrica Cameroun du printemps 2025 fut l’occasion de dresser le bilan des projets existants. Il s’agissait de partager les expériences entre les établissements impliqués dans le réseau Afrique de l’Ouest Afrique Centrale (AOAC) de la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche et de faire connaître le panorama des acteurs identifiés afin d’accompagner la mise en place de programmes de mobilités réciproques. C’était aussi l’opportunité de relancer une nouvelle dynamique en identifiant des sources de financements de projets et d’échanger autour du dispositif de service civique.

Les principaux acteurs et actrices de la coopération internationale agricole franco-camerounaise étaient présents.

Côté français, le chargé de coopération Afrique subsaharienne, ECSI et expertise au Bureau des Relations Européennes et de la Coopération Internationale et toute l’équipe « Afrique » composée des co animateurs-animatrices des réseaux Afrique de l’Ouest Afrique Centrale (AOAC) et Afrique Australe Océan Indien (AAOI), la conseillère aux affaires agricoles (CAA) basée à l’ambassade de France au Nigeria avec la compétence régionale du Cameroun, également l’inspection de l’enseignement agricole et la chargée de programme Citoyenneté et Réseau ALIMENTERRE-CFSI.

Côté Cameroun, le Service de Coopération et d’Action culturelle (SCAC) de l’ambassade, des responsables de la direction des Affaires Administratives et Financières comme de la formation professionnelle de la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts (CAPEF) du Cameroun, des membres de France Volontaires Cameroun, des réseaux Terrafrik et Guinée, un Expert Technique International (ETI), l’Agence Française de Développement (AFD) et le CIRAD.

Le chargé de coopération Afrique subsaharienne du BRECI a rappelé le cadre institutionnel et notamment l’accord-cadre signé en 2018 en lien avec le contexte général de la coopération entre la France et le Cameroun, dans le domaine de la Formation Agricole et Rurale (FAR) du MAASA (DGER). L’animatrice Vanessa Forsans et l’animateur William Gex ont rappelé le rôle du réseau Afrique de l’Ouest Afrique Centrale (AOAC) de l’enseignement agricole. La conseillère aux Affaires Agricoles, de par son rôle de facilitatrice sur la zone, soulève la question de l’après AFOP et prend l’exemple du Nigéria qui, pour développer la formation agricole, s’appuie sur le secteur privé. Elle évoque également les possibilités de financements (FEF -Fonds Equipe France- jusqu’à 100.000 €).

Au niveau de l’ambassade à Yaoundé, l’accent est mis sur le rôle clef du poste diplomatique sur les sujets d’employabilité, de santé et d’agriculture en précisant que l’éducation formelle au Cameroun est directement liée à la formation par apprentissage. Pour l’éducation non formelle et informelle, il invite à se rapprocher d’établissements techniques. Il mentionne également le FEF formpro d’1,5 millions d’euros sur 2 ans, qui pourrait faire appel à l’expertise de l’enseignement agricole via le réseau CEFAGRI.

Les différents établissements ont partagé ensuite leurs expériences des projets en cours.

Côté France

Pontivy relate son partenariat autour de la filière porcine sur le bassin d’Evodoula et la convention tripartite signée en 2022 entre le lycée, le centre de formation et la coopérative. Le projet, financé par un Budget d’Action Internationale et une subvention CARTA s’arrête car le partenaire ne donne plus suite.

Castelnaudary travaille avec le CIEPO D’Obala autour de l’agroéquipement et la maintenance des matériels, de la pénibilité du travail et notamment la posture des femmes comme sur l’accueil de services civiques. Une mission d’expertise en 2018 puis une mission de groupe en 2022 ont débouché sur un Enseignement à l’Initiative de l’établissement (EIE) : Petit agroéquipement au Cameroun en baccalauréat professionnel. Leur demande de Service Civique Camerounais n’ayant pas abouti en 2024, l’équipe a accueilli un Service Civique Béninois en 2024/25. Si la situation se débloquait avec le Cameroun, elles seraient prêtes à renouveler leur demande.

Le campus Nantes Terres Atlantiques de St Herblain rappelle le projet Keka Wongan autour de la transformation du cacao en chocolat. D’autres projets sont évoqués à 3CF comme des ateliers de transformation de fruits et légumes, un incubateur d’entreprises, un autre autour de l’agropastoralisme ou encore l’accompagnement de mobilités d’autres établissements.

Suite à la mission de 2022, le campus La Roque de Rodez envoie des élèves en sciences et technologies de l’agronomie et du vivant-STAV en stage à 3CF. L’objectif aujourd’hui est d’installer un atelier de transformation de légumes à Dibombari.

Les deux enseignantes du Lycée d’enseignement technique agricole de l’Aube qui ont réalisé une mission exploratoire ont changé d’établissement. Le directeur désire impliquer son nouvel établissement dans la coopération avec le Cameroun et envisage une nouvelle mission sur une thématique forêt.

Enfin, le Campus du végétal de Brive travaille sur un projet d’aménagement paysager à Ebolowa, située sur la route du Cacao, et sur la création d’une pépinière ornementale à l’ENSET (Université d’Ebolowa). Leurs partenaires pourraient venir en France travailler autour de l’aménagement paysager. Leur projet de mobilité pour planter des cacaoyers dans deux cours d’école est assujetti à l’acceptation de dossier Fonjep.

Côté Cameroun

Les représentants et représentantes de la CAPEF précisent que la Chambre d’Agriculture, de la Pêche, de l’Elevage et des Forêts dispose d’un réseau d’établissements de formation agricole (1 école par région soit 10 au total) mais pas de financement à proprement parler mais seulement de guichets. Elle a déjà travaillé avec AFOP et souhaite désormais collaborer avec l’enseignement agricole français. Elle va avoir besoin de formation de formateurs et de supports pour mettre en place des plateaux techniques dans 6 centres de production et de formation. Elle avance sur un programme de développement de la porciculture et sur d’autres projets consulaires dont un sur l’aquaculture. Elle est en lien avec la Chambre d’agriculture Pays de la Loire pour du renforcement de capacités et de production. Une mobilité en France est en préparation pour former de jeunes producteurs de porcs, mais son organisation fait face à des problèmes administratifs d’obtention de visas.

L’Expert Technique International (ETI) précise que la coopération décentralisée avec le Cameroun est relativement dynamique et recense 90 partenariats dont environ 40 actifs mais peu en agriculture (seulement 4 de recensés avec des thématiques connexes). Il travaille beaucoup avec les Réseau Régionaux Multi-Acteurs (RRMA), d’où l’importance d’associer les collectivités territoriales, sur les différents enjeux : l’agriculture périurbaine, l’adaptation au changement climatique (avec des leviers financements accessibles), la production animale ovin et caprin et enfin le dispositif de formation.

L’inspection de l’enseignement agricole conclut que même si tout n’aboutit pas toujours, ce qui est inhérent à la coopération internationale, elle note toujours beaucoup d’énergie des participants et d’entrain pour la suite des projets.

Les institutionnels se donnent rendez-vous en 2026

Les échanges en ligne vont se poursuivre et le réseau va continuer à suivre et appuyer les projets de coopération des établissements. Un partenariat étroit entre le SCAC et France Volontaire permettrait de préparer les volontaires en services civiques avant leur mission en France.

Une mission est envisagée en 2026 au Cameroun avec des visites institutionnelles (ambassade de France, SCAC, Ministère de l’agriculture, CAPEF…) et de terrain : CIEPO d’Obala, atelier de transformation de Dibombari, projet Keka Wongan, ENSET (Université) d’Ebolowa…

Le bilan est dressé, les perspectives établies, si par le Cameroun vous vous laissez tenter, n’hésitez pas à nous contacter.

Retrouvez sur l’espace RESANA le Compte Rendu détaillé de la visioconférence et les diaporamas présentés.

Crédit de la photo de tête d’article : Marius Senior – Le Cameroun, une autre vision du monde – Retrouvez dans son Blog Moveagri l’ensemble du périple de Marius, en stage de Bac technologique – Aménagement paysager.

Contacts : Les animateurs et animatrices du réseau Afrique de l’Ouest Afrique Centrale (AOAC) de l’enseignement agricole, Vanessa Forsans, forsans@educagri.fr, William Gex, gex@educagri.fr, Le Conseiller Régional aux Affaires Agricoles Nigeria, Ghana et Cameroun : Rachid Benlafquih, benlafquih@dgtresor.gouv.fr

 




Regards croisés sur la formation par alternance

Un webinaire franco-chilien organisé par le Réseau Chili de l’enseignement agricole français en partenariat avec l’Institut professionnel et centre de formation technique chilien, a réuni des acteurs de l’enseignement agricole autour d’un partage de bonnes pratiques sur le modèle français de formation par alternance.

Le webinaire franco-chilien s’est tenu en deux sessions, en ligne, les 24 et 30 septembre 2025. Les échanges se sont déroulés en français et en espagnol, avec un dispositif de traduction simultanée assuré par l’Institut professionnel et centre de formation technique chilien – INACAP, permettant une participation active des deux pays.

La première session, intitulée « Apprendre en travaillant : le système français de formation par alternance », avait pour objectif de présenter le cadre institutionnel, pédagogique et organisationnel de l’apprentissage en France. Elle a réuni des représentants de la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle – DGEFP et plusieurs établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles (EPLEFPA), autour des enjeux de l’alternance, de son financement et de son organisation.

La seconde session a été consacrée à des témoignages et retours d’expérience de terrain, illustrant la diversité des filières concernées (viticulture, élevage, paysage…). Directions d’établissements, formateurs, maîtres d’apprentissage et apprentis ont partagé leurs pratiques et les bénéfices concrets de l’alternance, à partir d’exemples issus des établissements d’enseignement agricole publics de Beaune, Fontaines et Yssingeaux.

Côté chilien, le webinaire a rassemblé des directeurs de carrière, directeurs des relations avec l’environnement socioprofessionnel et des enseignants d’INACAP, témoignant d’un fort intérêt pour le modèle français et ses perspectives d’adaptation.

Cette action met en lumière la capacité de l’enseignement agricole français à valoriser son expertise à l’international et constitue une étape importante dans le renforcement des liens avec l’INACAP, ouvrant la voie à de futures collaborations autour de la formation par alternance et du développement des compétences.

Contact : Lilia Alvarez, animatrice du réseau Chili de l’enseignement agricole, lilia.alvarez@educagri.fr

 




7 webinaires « Prêts pour Erasmus+ »

Lancement du cycle d’accompagnement « Prêts pour Erasmus+ ! Appel à candidatures 2026 »

Suite à la publication du Guide du programme Erasmus+ 2026, 7 webinaires sont programmés, entre novembre 2025 et janvier 2026 pour accompagner les établissements d’enseignement supérieur français dans leur connaissance des opportunités Erasmus+ et dans leurs candidatures.

Le programme des webinaires de cette année fait la part belle aux actions dites centralisées, gérées directement par l’Agence exécutive à Bruxelles pour renforcer la présence française dans ces financements.

Toutes les dates des webinaires ainsi que les liens vers les formulaires d’inscription

  • 26/11 : présentation générale – Actions Jean Monnet (Modules, Chaires, Centres d’excellence et Réseaux) – pour diffuser connaissances et valeurs de l’UE
  • 28/11 : présentation générale –  Actions Erasmus+ dédiées à l’européanisation de la formation des enseignants
  • 05/12 : conseils à la candidature AP2026 – Renforcement des capacités dans l’Enseignement supérieur (CBHE), avec le soutien de l’université de Montpellier et de l’Université Reims Champagne Ardenne lauréats lors de l’AP2025 et d’une évaluatrice auprès de l’EACEA – pour coopérer avec vos partenaires hors Europe
  • 05/12 : présentation générale – Alliances de l’innovation, avec le soutien de l’ESTIA lauréat lors de l’AP2023 et un focus pour les Universités européennes – pour coopérer avec le milieu socio-économique
  • 11/12 : conseils à la candidature AP2026 – Partenariats de coopération AC220HED – pour innover avec vos partenaires européens
  • 12/12 : conseils à la candidature AP2026  – Actions Erasmus Mundus, avec le soutien de l’INSA Rouen Normandie lauréat lors de l’AP2025 – pour créer des masters internationaux
  • 08/01 : conseils à la candidature AP2026 – Mobilité de l’enseignement supérieur AC131 – pour les débutants
  • 09/01 : conseils à la candidature AP2026 – Actions Jean Monnet (Modules, Chaires, Centres d’excellence et Réseaux) avec la présence de l’agence EACEA- pour diffuser connaissances et valeurs de l’UE

A venir – Au printemps des webinaires seront programmés pour renforcer l’accompagnement thématique et/ou mieux faire connaître des actions sur lesquelles les Établissement d’enseignement supérieur français sont moins présents :

  • Se lancer dans un projet Jean Monnet – Enseignement supérieur
  • Se lancer dans un projet de renforcement des capacités (CBHE)
  • Lycées avec section BTS, IFSI, MFR…Quelles pistes d’internationalisation via Erasmus+ à l’échelle de votre établissement ?
  • Renforcer la mobilité des étudiants ayant moins d’opportunités (freins économiques, sociaux, handicap…).
  • Comment développer son université européenne tout en répondant à d’autres appels à projets Erasmus+ : quelles passerelles, quelle organisation, etc ?

Contact : Corinne Samouilla, Chargée de mission Erasmus + Enseignement supérieur et expérimentation BTSA de l’enseignement agricole, corinne.samouilla@educagri.fr

Contacts Agence Erasmus+ :  promotion.superieur@agence-erasmus.fr




« Webin’Mada » : coopérer aujourd’hui et récolter demain !

« Webin’Africa spécial Mada » est un rendez-vous fort du réseau Afrique Australe et Océan Indien de la DGER. Plus qu’un simple webinaire, ce rendez-vous a réuni une mosaïque d’acteurs français et malgaches autour d’un objectif commun : donner envie, montrer les possibles !

Le but pour les participants du Webin’Africa, qui s’est tenu le mercredi 7 mai 2025, était d’inscrire la coopération internationale au cœur des stratégies des établissements de formation agricole français, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour la jeunesse malgache et le développement d’une agriculture durable.

Une coopération au service de l’avenir agricole

Le chef du Bureau des Relations Européennes et de la Coopération Internationale (BRECI-DGER), Franck Feuillatre, a ouvert la rencontre en posant un cadre politique et stratégique clair :

La coopération internationale n’est pas une option, mais une mission essentielle de l’enseignement agricole. Elle s’appuie sur des bases juridiques solides et se décline dans les politiques publiques françaises et européennes.

Formation, recherche, innovation, transition agroécologique : autant de leviers pour bâtir des systèmes agricoles durables. Inscrite dans les priorités fixées lors du discours de Ouagadougou en 2017 et confirmées par le Nouveau Sommet Afrique-France en 2021, cette dynamique repose sur quatre engagements concrets.

4 engagements depuis 2027

  • accompagner les réformes des dispositifs de formation agricole,
  • renforcer les mobilités étudiantes et enseignantes dans les deux sens,
  • co-construire des formations croisées et des doubles diplômes,
  • soutenir les jeunes entrepreneurs africains.

 Ces orientations donnent à la coopération une dimension résolument opérationnelle, au service de la jeunesse et de l’innovation agricole.

 

Madagascar, un partenaire clé

Pour Rachid Benlafquih, chargé de mission zone Aftrique au BRECI, les « Webin’Africa » sont un outil de dynamisation des réseaux et d’ancrage de partenariats durables. Ils permettent de croiser les expériences, de créer des synergies et de poser les bases de partenariats durables.

Madagascar, pays jeune et agricole, s’impose comme un partenaire prioritaire avec une démographie marquée par la jeunesse (75 % de la population a moins de 30 ans), un poids considérable de l’agriculture (27 % du PIB, 64 % des emplois) et des défis structurels majeurs (accès au foncier, aux financements, aux intrants, aux infrastructures, adaptation  climatique, lutte contre la déforestation et la désertification).

Ses défis sont donc immenses mais les opportunités sont tout aussi grandes. Dans ce contexte, l’agroécologie est perçue comme un levier stratégique. Elle lie la production agricole à la préservation des ressources, en ancrant les systèmes alimentaires dans les territoires. La coopération internationale, intégrée et transversale, vise ainsi à relier formation, recherche et innovation pour renforcer les chaînes de valeur locales.

 

  

 

 

 


 Acteurs engagés et visions partagées

Le webinaire a donné la parole à plusieurs intervenants majeurs.

Martin Parent, conseiller aux affaires agricoles pour l’Afrique de l’Est et l’Océan Indien, a dressé un diagnostic sans appel : une agriculture familiale peu productive, une pauvreté endémique (80 % de la population), une malnutrition infantile chronique, un déficit d’infrastructures. Face à ces défis d’une agriculture familiale encore fragile, selon lui, la clé réside dans la formation agricole initiale et continue, seul levier pour structurer une agriculture plus résiliente et innovante. 

Mme Hoby Rakotoarison (MINAE) a présenté la Stratégie Nationale de Formation Agricole et Rurale (SNFAR) 2023–2035, pilier de la modernisation agricole et de l’emploi des jeunes à Madagascar. Son objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire, créer des emplois durables pour les jeunes, moderniser les exploitations familiales. Pour cela,  la coopération internationale avec une mobilité des formateurs, une digitalisation pédagogique et les créations de fermes-écoles figurent parmi les priorités. 

 Adrien Lepage(Agrisud) a illustré une approche originale, a détaillé l’expérience innovante des « maîtres exploitants ». Ces agriculteurs formés deviennent des relais auprès de leurs pairs, transmettant leurs savoirs sur le terrain, en complément des dispositifs classiques.

Flore Ferraro (AFDI) a mis en lumière le partenariat avec le réseau SOA, fédérant 34 organisations paysannes. Depuis 2016, plus de 100 leaders paysans ont été formés, dont 80 % de jeunes, avec une forte participation des femmes. Cette dynamique favorise la gouvernance locale, la résilience climatique et l’implication citoyenne.  

Toutes ces interventions convergent vers un constat partagé : la formation est le pilier central de la transformation agricole à Madagascar.

« Former aujourd’hui, c’est construire l’agriculture de demain ! »

Mobilités et échanges : des expériences concrètes

La coopération prend aussi corps dans la mobilité. Les expériences partagées l’ont prouvé, entre des jeunes malgaches engagés en service civique en France, des étudiants français accueillis à Madagascar dans des projets agricoles et culturels et des enseignants et chercheurs en mobilité croisée.

Formaterra, établissement agricole de La Réunion, le lycée de Coconi à Mayotte ou encore les lycées de Coutances (Normandie) et de Bressuires (Vendée) ont tous présenté leurs projets. Entre expérimentations agroécologiques, partenariats scientifiques et mobilités étudiantes, ces initiatives montrent l’impact profond de la coopération : enrichissement interculturel, ouverture des horizons professionnels, renforcement des liens humains ainsi que l’impact concret sur les trajectoires individuelles de ceux qui la vivent.

Un réseau en mouvement

Le réseau Afrique Australe Océan IndienAAOI du l’enseignement agricole (DGER) fédère les établissements techniques et supérieurs, en métropole comme en outre-mer. Agnès Estager, animatrice du réseau AAOI a rappelé que ce dernier vit à travers ses établissements, ses enseignants, ses élèves et leurs projets et que sa mission principale est de structurer, valoriser, capitaliser les coopérations, ainsi qu’accompagner les initiatives locales.

Les journées nationales de formation (PNF) « Comment réussir vos projets avec l’Afrique subsaharienne » en sont une illustration : elles aident concrètement les établissements à se lancer dans l’aventure.

La dynamique est lancée ! De nouveaux accueils de services civiques malgaches sont programmés dès 2025, des mobilités collectives prévues pour 2026, et en perspective, une mission exploratoire à Madagascar dans l’année 2026.

Et demain ?

 

Le « Webin’Africa spécial Mada » a mis en évidence une réalité simple.  Face aux défis climatiques et sociaux, aucun pays ne peut avancer seul. La coopération internationale dans l’enseignement agricole est un investissement stratégique, autant pour la France que pour Madagascar.

Les participants repartent avec une conviction commune : former aujourd’hui, c’est bâtir l’agriculture de demain !

 La coopération n’attend que des volontaires pour continuer à semer aujourd’hui les récoltes de demain.

Et cette aventure, loin d’être réservée à quelques « pionniers », s’adresse à tous les établissements, enseignants, apprenants, étudiants et partenaires désireux de contribuer.

Alors, et pourquoi pas vous ?!

Retrouvez le lien pour visionner le Webinaire 

Pour savoir plus : Drive texte intégral, listing participants, synthèse et perspectives

Contact : Agnès ESTAGER, animatrice du réseau géographique Afrique Australe Océan Indien de la DGER, agnes.estager@educagri.fr