1

J’irai vinifier chez toi…

5 pays européens planchent sur des outils autour de la transition agroécologique en viticulture-oenologie pour « apprendre à apprendre » aux jeunes viticulteurs de demain.

Dans le cadre de la transition écologique et la viticulture de demain, l’enseignement agricole doit adapter ses contenus pour former les générations futures, renouveler et adapter de nouveaux modes de productions. La transition écologique doit permettre de créer de nouveaux métiers, faire évoluer  la profession et imaginer des nouvelles façons de produire.

Réunion des partenaires pour la construction du projet – Sardaigne

« Demain », Projet Erasmus+ de prés de 400.000 €

Pour se faire, l’EPLEFPA de Bordeaux-Gironde  en lien avec l’Agence de l’Alimentation en Nouvelle-Aquitaine (AANA)   bénéficient  d’un financement Erasmus+ de  389 763 €, projet de partenariat de 2021 à 2024 avec 4 autres établissements de formations viticole européen : l’Instituto Politecnico de BEJA au Portugal, l’Universidad de LEON en Espagne, l’Universitat Dunarea de JOS DIN GALATI en Roumanie ainsi que l’Istituto  di Istruzione Superiore DUCA DEGLI ABRUZZI en Italie.

Prendre le meilleur

Mobilité des techniciens et enseignants au centre agronomique d’Elmas – Sardaigne

Ces 5 lycées agricoles partenaires vont travailler pendant 3 ans autour de la transition agroécologique en viticulture-oenologie en mettant en pratique des éco-techniques, des éco-produits et des éco-gestes. Il s’agit  de valoriser les ressources, d’utiliser des mécanismes naturels pour répondre à une demande sociale forte : le  respect de l’environnement. Ce projet en outre, permettra  de faciliter  les échanges de bonnes pratiques entre élèves, enseignants et professionnels de la filière. L’ensemble des échanges aboutiront sur des solutions pour produire autrement, préserver les ressources, et de doter les enseignements d’outils pour apprendre à apprendre. Les entreprises pourront, elles-aussi s’adapter et transformer leurs pratiques.

Le but est simple : prendre le meilleur de ce qui se fait dans chaque milieu viticole pour construire un cahier des charges qui s’adaptera à chaque terroir.

Ces différentes techniques seront utilisées par les vignerons de « demain », les jeunes viticulteurs, les professionnels (mise en place de tutoriels) ainsi que les enseignants et formateurs.

Sillonner l’Europe pour apprendre

Ce partenariat est articulé en 3 niveaux : mobilités des élèves en infra-bac et post bac, des enseignants et professionnels.

La première étape du projet  » j’irai vinifier chez toi » se déroulera du 3 au 8 octobre 2022 avec la venue des élèves et enseignants portugais, sardes, roumains et espagnols en collaboration avec la classe de 1ère STAV de l’EPLEFPA Bordeaux-Gironde pour étudier les terroirs médocains et libournais.

Le portage de ce beau projet aquitain associe l’équipe de l’EPLEFPA Bordeaux-Gironde, Corinne Reulet – Directrice de l’EPLEFPA, Stéphane Badet – Ingénieur Agronome et Enseignant et Bertrand Cheminade – Enseignant d’Histoire-Géographie ainsi qu’Agnès Soulard du  Pôle Europe AANA.

A noter que les prochaines rencontres auront lieu au Portugal et en Espagne en 2023 et ainsi qu’en Roumanie en 2024.

Contact : Pascale Labrousse – Animatrice du réseau Italie-Grèce- Chypre-Malte de l’enseignement agricole pascale.labrousse@educagri.fr




CJAJ 2022 : Lithuania 100 points !

Première participation de la Lituanie au CJAJ parmi 17 autres pays européens participants et c’est la victoire de Rokas  qui remporte la première place du Concours de Jugement des Animaux (bovin) par les Jeunes européens lors du Salon de l’Agriculture 2022.

Rokas Seikis, 22 ans, élève au Lycée Agricole de Aukstaitija de la ville de Moletaj  situé à 60 kms au nord de Vilnius, a été le meilleur Rokas Seikis et Madame Gedvilé Vinslauskaité et son enseignantepointeur des caractéristiques de deux races françaises proposées lors des épreuves du concours lors de l’édition des « retrouvailles » du dernier Salon de l’Agriculture 2022. Il nous délivre ses impressions suite à sa participation au concours.

Comment avez-vous eu l’opportunité de participer au concours CJAJ du SIA – Paris  ?

J’ai entendu parler de ce concours par ma professeure, elle nous a proposé de candidater et d’y participer. Au début, je me demandais si j’étais prêt, mais ma professeure et mes parents m’ont convaincu.

Comment vous êtes-vous préparé aux tests dans votre établissement ?

Nous avons reçu le synopsis de la théorie sur l’évaluation du bétail, nous avons travaillé les parties du corps de l’animal et nous avons regardé diverses vidéos sur la façon dont les professionnels évaluent le bétail.
Nous préparons beaucoup de formation de manière indépendante. Nous cultivons et élevons des bovins de boucherie avec mes parents, j’ai donc pu m’entraîner avec mon bétail à la maison.

Comment les tests de préparation ont-ils été effectués ?

Nous avons reçu les exigences d’évaluation de l’organisation du concours et nous avons passé des tests en fonction de ces diapositives fournies par notre école.

Connaissiez-vous le Salon de l’Agriculture de Paris avant votre arrivée ?

Nous avions entendu parler du Salon de l’Agriculture, mais nous n’en savions pas grand-chose car personne dans notre pays ne fait de publicité pour une telle animation et peu de gens en parlent.

Quels stands/thèmes vous ont marqué sur le salon ?

J’ai le plus aimé le stand des animaux de la ferme, je ne sais pas exactement ce que j’ai aimé car il y avait tellement de choses différentes dans l’exposition, toute notre équipe a été surprise par la taille du salon.

Aviez- vous déjà visité Paris avant de venir au salon ?

Ce n’était pas la première fois que je venais à Paris, je peux dire que cette ville a laissé une grande impression sur toute notre équipe, c’est une très belle ville.

Quels sont les résultats positifs de votre expérience ?

Toute l’équipe qui a participé au concours a acquis une bonne expérience, nous avons découvert beaucoup de bovins différents, nous nous sommes familiarisés avec les races françaises, inconnues pour nous. Nous avons vu ce que peuvent être de grands concours et comment de beaux bovins peuvent être correctement soignés et élevés.

Quelles améliorations (organisation, temps, préparation) souhaiteriez-vous suggérer aux organisateurs ?

Je ne peux pas parler d’amélioration car je pense que tout a été parfaitement organisé et

exécuté.

Recommanderiez-vous à vos camarades de classe de participer à ces concours ?

Je le recommande, car c’est une belle opportunité de voir l’un des plus grands salons agricoles au monde, de tester ses connaissances sur le bétail et de visiter Paris.

Comment votre lycée a-t-il communiqué autour de votre participation au concours?

Notre école a publié nos résultats sur sa page Facebook, après avoir remporté le concours. Deux semaines plus tard, notre journal municipal a écrit un article à ce sujet.
Nous devrions également recevoir les félicitations du Ministère de l’Éducation et des Sciences de la République de Lituanie.

Contact : Pascale LABROUSSE, animatrice du réseau Pologne/Pays Baltes de l’enseignement agricole, pascale.labrousse@educagri.fr




Quand Moissac rencontre Värska

C’est l’histoire de la création de deux jardins distants de plus de 3000 km, érigés par les élèves du Lycée professionnel agricole et horticole de Moissac et leur partenaire, qui unit ces deux établissements français et estonien et ainsi représente par leurs projets de coopération européenne, mise en place depuis 2017, un vrai trait d’union institutionnel pour les deux pays.

Dimension institutionnelle

Le 10 décembre 2021, le Lycée professionnel agricole et horticole de Moissac (EPLEFPA du Tarn et Garonne) et le lycée estonien Värska Gümnaasium ont connu une étape importante dans la coopération qu’ils entretiennent. En l’espace d’une heure, une visioconférence a réuni des représentants du Lycée professionnel agricole de Moissac et de l’EPLEFPA du Tarn et Garonne et ceux des autorités officielles françaises en Estonie pour parcourir les différents projets de coopération à venir.

Ainsi Aurore Louis, directrice de l’EPLEFPA du Tarn et Garonne, Frédéric Lamaison, proviseur du Lycée professionnel agricole de Moissac et Christophe Squarcioni, enseignant organisateur de la coopération entre le LPAH de Moissac et Värska Gümnaasium ont-ils eu l’honneur d’échanger avec Eric Bultel, directeur de l’Institut français en Estonie et Guillaume Raboutot, directeur adjoint de l’Institut français en Estonie, chargé de l’éducation.

Les sujets ne manquent pas, comme le renforcement de la coopération, les mobilités des élèves estoniens et français, les partenariats pédagogiques et professionnels, mais surtout la préparation des projections du court métrage « Quand Moissac rencontre Värska ». Le film-débat retrace les trois années de coopération entre les établissements.

Naissance du film « When Moissac meets Värska »

Ce film a été produit à l’occasion de la mise en place du « jardin de Moissac » au sein du Lycée partenaire à Värska, le 11 septembre 2019. Ce travail paysager a été

Plantation des végétaux du Jardin de Moissac avec les élèves en costume traditionnel de Värska Gümnaasium.

imaginé par les 6 élèves du LPAH de Moissac et leur enseignant technique et installé de concert avec les élèves du lycée Varskä Gümnaasium, sa Directrice et la présence du Roi de la Région de Setomaa et du Maire de la ville était l’occasion

Inauguration officielle du jardin de Moissac à Värska (Région de Setomaa).

d’inaugurer officiellement cet espace paysager. Des essences végétales françaises (Chasselas, Reine Claude, noisetier…) ont été spécialement acheminées depuis Moissac, le matériel de plantation a été emprunté à l’Ecole nationale d’horticulture de Räpina avec laquelle l’établissement français établit des mobilités réciproques d’élèves dans le domaine de l’horticulture et de l’aménagement paysager. 

Journée officielle de plantation du « Jardin de Värska » dans l’enceinte du Lycée de Moissac, en mai 2019.

Quelques mois auparavant, à l’occasion de la journée estonienne et seto organisée en Occitanie, une première étape du projet pédagogique avait été initiée avec la plantation miroir sous la forme d’un « jardin de Värska » dans la cour du Lycée de Moissac, le 28 mai 2019. 6 végétaux estoniens (cassissier, groseillier, pommier, prunier, sorbier des oiseaux et aronia) transférés, pour le projet de plantation effectués par des binômes franco-estoniens (Consul d’Estonie à Toulouse et élève de Moissac et d’autres personnalités de la Mairie, d’association franco-estonienne… ). Cette journée fût l’occasion pour les élèves du lycée de Moissac et les invités de vivre des échanges interculturels en partageant un repas estonien et participant à un débat et une projection d’un film estonien.

Quand les projets pédagogiques sont sources de financements régionaux

La coopération entre Moissac et Värska repose sur des liens établis entre les enseignants et les élèves, concrétisés par des mobilités d’enseignants, d’élèves de Bac Pro (Aménagements Paysagers et Productions Horticoles) et des échanges avec leurs correspondants estoniens (et setos) depuis la classe de 2de Pro jusqu’à la Terminale Bac Pro (2017-2020).
Ces échanges ont accompagné les deux projets pédagogiques ; le projet « Un peuple, un pays, une culture : la communauté seto et l’Estonie dans l’Union Européenne » (2017-2018) et le projet Occit’Avenir « Echangeons autour des Setos d’Estonie », récompensé par la Région Occitanie, qui a permis de financer (4000 euros) les réalisations concrètes des deux jardins et de la production du court-métrage.

De l’initiative à la projection

Le court métrage « When Moissac meets Värska » (Quand Moissac rencontre Värska), à l’initiative du Lycée de Moissac, a été réalisé par le photographe-vidéaste estonien, Veiko Linnus.

Retour sur l’enregistrement des voix off du court métrage « When Moissac meets Värska » réalisé dans les locaux de Radio d’Oc.

Affiche de la projection/débat du court-métrage « When Moissac meets Värska (Création : Isabelle BOOS, chargée de communication du LPAH)
Le montage terminé, il sera disponible en trois versions (français, anglais et estonien). Il relate la coopération qui unit le lycée Seto de Värska et le Lycée de Moissac. Il exprime aussi les sentiments des élèves français et de leurs enseignants à l’égard de la communauté Seto et de l’Estonie au retour de leur séjour dans la région de Setomaa (septembre 2019). Plus largement, ce documentaire (13mn), écrit par des élèves et des enseignants du Lycée Professionnel Agricole et Horticole de Moissac retrace les 4 années de coopération internationale (2017-2021) entre le Värska Gümnaasium et le LPAH de Moissac.
 
La diffusion du film est prévu le vendredi 18 mars 2022 à Moissac et ensuite une projection à Värska en Estonie.
Soutien de l’Institut français en Estonie
Au cours de la visioconférence, début décembre 2021, Eric Bultel de l’Institut français en Estonie a affirmé son soutien à la coopération Moissac-Värska, sa volonté de participer au rapprochement avec les ambassades de France et d’Estonie et plus largement de développer la coopération dans l’enseignement agricole.

Plusieurs propositions ont été formulées par le directeur de l’Institut français pour renforcer la coopération franco-estonienne établie par le Lycée de Moissac. Parmi celles-ci, la volonté d’impliquer les autorités françaises en encourageant la représentation diplomatique d’Estonie en France pour la projection officielle du court-métrage mais également en organisant une visioconférence entre l’ambassadeur de France en Estonie et les élèves du LPAH de Moissac, le matin de cette même projection.

De plus, Eric Bultel a proposé aux représentants de la filière horticole du Lycée de Moissac d’organiser une exposition, au sein du Jardin botanique de Tallinn à l’occasion de la fête nationale française le 14 juillet. Enfin, il a confirmé son appui pour la présence de l’ambassadeur français à la projection du court-métrage à Värska vraisemblablement en septembre 2022 et à cette occasion, une seconde vague de plantation de végétaux au « Jardin de Moissac » sur les terres du Värska Gümnaasium sera réalisée.

Encouragements de la directrice du Lycée du Tarn et Garonne

« Nous devons développer notre collaboration avec le lycée estonien mais également le partenariat professionnel avec l’Ecole nationale d’horticulture de Räpina (à 20 km de Värska) pour les filières horticoles et d’aménagement paysager du lycée. Le consortium [Erasmus+] de la région Occitanie qui se développe devrait renforcer ce partenariat. La projection du 18 mars devrait également donner une dimension supplémentaire à notre coopération. Celle-ci passera aussi par la venue des jeunes estoniens de Värska à Moissac. » – Aurore Louis.

Une visibilité dans le social media

Rappelons qu’une page Facebook Moissac-Värska est dédiée à cette coopération et relaie quotidiennement les informations relatives aux deux établissements. Créée en 2019 à l’occasion du séjour dans le Setomaa des Terminales Bac Pro du LPAH de Moissac, impliqués dans le projet. La page sur les réseaux sociaux est suivie par près de 5000 personnes dans le monde (ambassades, membres du gouvernement estonien, du Setomaa et d’Occitanie…).

Une autre page éducative relate les actualités sur les projets entre les établissements : Moissac meets Värska

Contact : Pascale LABROUSSE, animatrice du réseau Pologne, Pays-Baltes – pascale.labrousse@educagri.fr

Värska se situe à 3049 km de Moissac.
Värska (446 habitants Setos environ), qui accueille le Värska Gümnaasium, est la ville la plus importante du Setomaa.
Setomma représente un royaume, située au sud-est de l’Estonie, à la frontière russe. Cette vieille communauté Seto d’environ de 15 000 personnes est orthodoxe et païenne à la fois, très proche de la nature. Elle porte des valeurs humanistes, qui ont été à l’origine du projet de jardins. Cette station balnéaire compte de nombreuses activités économiques, notamment touristiques. Production d’eau minérale, cure thermale, spa, activités nautiques font la renommée de Värska et de son célèbre maire et sportif Raul Kudre.

Retrouver les articles précédents sur le projet




Tiphanie au concours de labour en Estonie

A 20 ans, Tiphanie BOUGIS, Bretonne, en terminale CGEA au Lycée agricole de Caulnes, a représenté la France au concours international de labour en Estonie qui s’est tenu en septembre 2021.

Cela fait trois ans que le lycée agricole de Caulnes participe à ce concours et c’est la première fois qu’une fille est au volant d’un tracteur.

« J’aime beaucoup labourer, mais je n’ai jamais eu l’occasion de participer à un concours. J’ai été très heureuse lorsque ma professeur a annoncé qu’elle souhaitait emmener une fille, indique Tiphanie. »

La jeune fille a pu compter sur le soutien des élèves de l’établissement ainsi que celui de toute sa famille et ses amis.

Loin du monde agricole

Tiphanie raconte que ses parents ne sont pas agriculteurs : J’ai eu un copain dont les parents étaient agriculteurs. Je passais tous les week-ends dans leur exploitation. J’étais attirée par le monde agricole. J’ai appris à traire les vaches, à soigner les animaux et j’ai pris plaisir à conduire le tracteur. Ce qui me plaît c’est le fait de préparer la terre pour faire des cultures afin de nourrir les hommes et les animaux « .

La jeune fille est très manuelle, elle est diplômé d’un CAP carrosserie, d’un Bac Pro Agro-Equipement et s’intéresse à divers domaines. Elle espère devenir éleveuse laitière.

« Comme le tracteur m’intéressait, j’ai fait un an en bac pro agro équipement à Montauban et c’est vraiment là que j’ai découvert comment bien conduire un tracteur. Je me suis prise au jeu et me suis lancé le petit défi de progresser afin de réaliser un labour le plus droit et le plus régulier possible. J’aime beaucoup faire les réglages sur la charrue, tout ce qui est préparation avant le labour. »

Jamais de fille au volant

Tiphanie n’a jamais participé à un concours. « J’aurais bien voulu mais je n’avais ni le tracteur ni la charrue adaptée pour le faire. Alors j’ai été super-heureuse quand mon enseignante m’a proposé de participer au concours en Estonie. Je suis allée la voir à la fin du cours pour lui dire que ça m’intéressait. «  Et cela tombait plutôt bien parce que ma professeure, Évelyne BOHUON, souhaitait enfin emmener une fille.

En 3 ans de participation, Evelyne a toujours accompagné les élèves mais, cette année, elle a imposé une condition : emmener une fille. En 16 années de compétition, il semble bien qu’il n’y ait jamais eu une fille d’un pays d’Europe au volant du tracteur lors du concours international. D’ailleurs, elle a été la seule fille en lice concourant au côté de 7 jeunes hommes.

« La France a droit à un seul compétiteur et nous sommes fiers d’avoir été retenus au féminin »

Des supporters « J’ai fait de mon mieux pour ne pas les décevoir. »

Certains garçons de la classe auraient bien aimé être du voyage mais le directeur et l’équipe pédagogique ont validé la participation de Tiphanie pour représenter la Lycée et toute la classe a approuvé. Tous ont cru en elle et l’ont encouragé, tous persuadés qu’elle était capable de gagner ! Vincent, qui a également participé au concours il y a deux ans, a prodigué quelques conseils à leur favorite.

Un challenge à vivre à plus de 2600km du Lycée

Après une première journée de voyage, mercredi 15 septembre 2021, Tiphanie et son enseignante ont passé quelques heures dans la capitale de la Lettonie, Riga. Ensuite, elles ont découvert le lycée agricole d’Olustvere.

Le vendredi matin, le tirage au sort a attribué le tracteur N°7 à Tiphanie, juste un temps de prise en main du tracteur suivi d’essais de labour sur une parcelle lui a permis de se familiariser à cet équipement qu’elle ne connaissait pas du tout. Après une réception au manoir du lycée pour accueillir les participants des 7 pays européens présents et une bonne nuit de repos, Tiphanie s’est lancée courageusement le samedi dans la compétition.

Après 2h40 de labour, les résultats de la compétition sont communiqués. Notre candidate à eu un score honorable et la remise des prix s’est effectuée sous les drapeaux des 8 pays participants. Tiphanie n’a pas décroché de médaille, mais elle a fait de belles rencontres, comme échanger avec le champion d’Estonie pendant le temps de préparation afin de bénéficier de bons conseils.

« J’ai fait de mon mieux pour représenter la France et les femmes dans le monde agricole. « 

A retenir : le classement est anecdotique, l’essentiel était de vivre une expérience unique en Estonie, lors de son 20 ème anniversaire !

Contact : Pascale LABROUSSE, animatrice du réseau Pologne et Pays Baltes – pascale.labrousse@educagri.fr